Archives du mois : juin 2026


Le Fascinant Capitaine Clegg

| VIDEOCLUB | Alors que la Hammer cherche à tout prix à prolonger sa série de succès, elle décide de s’aventurer sur un filon qu’elle n’exploite encore que très peu : le film de pirates. L’histoire est l’adaptation du roman Doctor Syn: A Tale of the Romney Marsh de Russell Thorndike, mais elle se présente surtout comme le remake d’une précédente version cinématographique, Doctor Syn (Roy William Neill, 1937). Pari réussi pour le plus culte des studios britanniques ?


Deux hommes dans un style graphique de jeu vidéo de Playstation 1 en low poly semble discuter dans la rue dans le film Le Vertige de Quentin Dupieux

Le Vertige

| EN SALLES | Engoncé dans un tourbillon productiviste depuis quelques années – qui finit même par lui causer mauvaise presse – Quentin Dupieux s’offre une parenthèse animée avec « Le Vertige » (2026), qui plus qu’une récréation, renoue avec les racines de son cinéma : l’exploration d’un univers parallèle, qui semble autant régie par les lois de l’absurde que décorrélé de tout ancrage géographique.


Les yeux bleus de la poupée cassée

| VIDEOCLUB | Paul Naschy est de retour en France, pour notre plus grand plaisir et grâce à Artus Films ! Disparu en 2009, l’acteur espagnol n’a pas seulement incarné, durant sa longue carrière, des loups-garous, des vampires et d’autres créatures de la nuit. Simple humain mortel, il interprète dans « Les yeux bleus de la poupée cassée » (Carlos Aured, 1974) un ex-taulard tourmenté aux prises avec trois femmes névrosées.


Colony

Dix ans après « Dernier Train pour Busan » (Yeon Sang-ho, 2016), on n’espérait plus vraiment retrouver l’énergie qui faisait de ce film l’un des grands chocs du cinéma de genre sud-coréen. Et si « Colony » (2026) était pourtant l’œuvre où Yeon Sang-ho parvient enfin à en perpétuer l’esprit tout en le dépassant ?


Deux femmes face à face dans une champs en contre jour.

An evening song

Des deux œuvres de Graham Swon qui ont fait une sortie simultanée dans les salles de cinéma françaises en avril, An Evening Song (for three voices) est sans doute le moins accessible. Cet univers qui relève d’un cinéma rare d’auteur américain est empreint d’une confusion poétique au point d’en être hermétique, là où The World Is Full Of Secrets (Graham Swon, 2018), qui parle par code, par un genre qui est l’angoisse, offrait des repères esthétiques et thématiques tangibles, sans pour autant faire de compromis. Là, toujours pas de compromis, mais, pas de codes auxquels se raccrocher vraiment non plus.