feminisme


[Carnet de bord] NIFFF 2026 • Jours 1-2

| CARNET DE BORD • NIFFF JOURS 1-2 | Le seul et unique festival en Suisse célébrant le cinéma fantastique et ses genres connexes revient sous un ciel clément et avec son habituelle bonne humeur pour une édition anniversaire. La vingt-cinquième édition du NIFFF réserve de belles surprises, avec au programme de nouveaux films venant des quatre coins du monde, un focus sur le cinéma asiatique, des séances rétrospectives et une toute nouvelle section pour souffler ensemble les vingt-cinq bougies d’un événement incontournable. À cette occasion, ce sont deux rédacteurs de Fais pas genre! qui se rendent sur place, avec hâte et pour leur plus grand plaisir.

Une femme enrubanné et portant une robe épaisse se hâte dans une forêt sombre munie d'une lampe à huile dans le film Gaua

Visage d'une jeune fille en surimpression avec une main portant une bague à pierre verte.

The world is full of secrets

Sortie bizarre et tardive dans les salles de cinéma françaises de deux œuvres de Graham Swon qui font affiche commune, et qui portent une singularité, une indépendance et un travail esthétique qu’il faudrait explorer. A commencer par « The World Is Full Of Secrets » (Graham Swon, 2018), sans doute le plus accessible des deux, présenté comme un simple drame mais qui s’annonce plus obscur.


[Entretien] Taratoa Stappard, la résistance des aïeules

1859, une femme arrachée à sa famille et à sa culture. Les murs sombres d’un manoir bâti par le sang se referment sur elle. Habitée par les esprits des femmes qui l’ont précédée, Mārama refuse l’engloutissement et réattribue à son peuple sa juste place dans l’Histoire. Le 23 avril dernier, Fais Pas Genre a eu l’honneur de présenter l’une des précieuses séances du premier long-métrage de Taratoa Stappard, au cinéma Le Méliès de Montreuil. Comble de bonheur : ce réalisateur en quête de sens et de réappropriation a également pris le temps d’éclairer nos lanternes sur les puissantes origines de son projet.


[Entretien] Aurélia Mengin, cinéma brut

Fort d’une importante tournée des festivals à l’international pour son second long-métrage, Scarlet Blue (2023), et des préparatifs de la quinzième édition de son festival Même Pas Peur qui aura lieu en février prochain, Aurélia Mengin connaît une actualité mouvementée. Véritable outsider d’un paysage français qui la maintient à l’écart, la cinéaste réunionnaise nous témoigne ici de la force qu’elle tire de sa marginalité, mais aussi des violences subies dans ce parcours en dents de scie.


Barbie 2

Fort d’un marketing particulièrement offensif et d’une science du teasing appétant ou bourratif (au choix) il est peu de dire que Barbie (Greta Gerwig,2023) s’était facilement hissé tout en haut de la liste des films les plus attendus de l’été, sinon de l’année. Les discours critiques autour du film tergiversent entre glorification de son discours féministe et dénonciation d’un opportunisme mercantile jugé cynique. Et si la vérité était quelque part au milieu ?

Barbie sur la plage avec un maillot blanc et noir, le ciel est couvert, mais de couleur jaune.

Harley Quinn, une batte de base-ball derrière sa nuque, pose avec ses coéquipières du film Birds of Prey pour notre article sur les femmes dans le cinéma de genre.

[Bilan 2020] Genre au féminin

Après une année bien mouvementée pour le cinéma (comme pour tout le reste d’ailleurs), il est bon de se rappeler que nous avons aussi parfois eu de quoi nous réjouir. Certes, on ne compte plus les mauvaises nouvelles, les annulations, les décalages… Mais en s’efforçant de regarder 2020 sous d’autres biais : moins pessimistes, moins déprimés, on peut aussi constater une certaine vitalité du cinéma, comme de la société. En particulier pour ce qui concerne les cinémas de genres, et la place remarquable que les figures féminines s’y sont taillées en cette année plus que jamais charnière.