Jean-Baptiste Durand


Julia Kowalski, exploration du désir   Mise à jour récente !

Après avoir fait frissonner cette année la Quinzaine des Cinéastes, « Que ma volonté soit faite » (Julia Kowalski, 2025) sort enfin dans les salles obscures pour nous plonger dans une campagne froide, boueuse et malaisante. Si le personnage de Nawojka nous évoque forcément celui de « Carrie, au bal du diable » (Brian de Palma, 1976), c’est grâce à cette figure féminine dotée d’un pouvoir terrifiant. Nous avons tenté de lever le voile sur cet inquiétant pouvoir au cours d’un entretien avec sa réalisatrice, Julia Kowalski.

Une jeune femme torse nu a la peau couverte de boue, regarde vers l'horizon d'un air absent ; plan issu du film Que ma volonté soit faite.

Miséricorde

On avait laissé Alain Guiraudie à Clermont-Ferrand dans l’inégal Viens, je t’emmène, délire un peu grisâtre sur fond de paranoïa sécuritaire. De prime abord, Miséricorde semble renouer avec l’économie narrative de L’inconnu du lac (2013) : un jeune homme revient dans le village de son enfance, provoquant de vieilles rancoeurs et une improbable circulation de désirs. Si tout est en place pour un Guiraudie habituel, le cinéaste brouille les pistes et parvient encore à surprendre.

Un jeune homme perdu dans une forêt brumeuse... Scène du film Miséricorde d'Alain Guiraudie.

[Bilan 2022] Les films qui font pas genre de 2022 selon…

Si la rédaction vous a déjà donné son avis sur les films qui ont marqué son année 2022 (ICI) et que les lecteurs sont invités à le donner sur notre page Facebook tout au long du mois de janvier, nous avons aussi décidé de renouveler notre désormais traditionnel appel aux cinéastes, producteurs.trices, acteurs.trices, exploitants.tes, distributeurs.trices, critiques etc. qui font et feront le cinéma de genres français d’aujourd’hui comme de demain. Nombreux ont donc partagé avec nous […]