Clément Levassort


A propos de Clément Levassort

Biberonné aux films du dimanche soir et aux avis pas toujours éclairés du télé 7 jours, Clément use de sa maîtrise universitaire pour défendre son goût immodéré du cinéma des 80’s. La légende raconte qu’il a fait rejouer "Titanic” dans la cour de récré durant toute son année de CE2 et qu’il regarde "JFK" au moins une fois par an dans l’espoir de résoudre l’enquête. Non content d’écrire sur le cinéma populaire, il en parle sur sa chaîne The Look of Pop à grand renfort d’extraits et d’analyses formelles. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riSjm


Primate

Les animaux tueurs sont de retour ! Après les récents « Dangerous Animals » (Sean Byrne, 2025) et « Anaconda » (Tom Gormican, 2025), Hollywood élargit le bestiaire en ce début d’année avec « Primate » (Johannes Robert) dans lequel un chimpanzé enragé s’emploie à trucider une bande de jeunes dans une villa hawaïenne. La promesse d’un spectacle jouissif et régressif semble tenue. Mais n’y avait t-il pas mieux à faire avec ce singe ?

Au premier plan, dans une lumière clair-obscur lunaire, une jeune femme côté conducteur d'un véhicule ; elle regarde devant elle et ne remarque pas, derrière elle, sur la banquette arrière, le primate qui la fixe, menaçant.

Un homme en maillot de bain est suspendu au-dessus d'une jetée et d'une flaque de sang dans la mer ; scène du film Dangerous Animals.

Dangerous Animals

Dans le troisième long-métrage du réalisateur australien Sean Byrne, un serial killer, fanatique de requins, attire ses victimes en pleine mer pour des plongées en cages avant de les zigouiller ! Les garçons sont tués sur le champ, mais, pour les jeunes femmes, le cauchemar ne fait que commencer… Avec un high concept aussi fort, on craignait que « Dangerous Animals » ne soit qu’une énième production prédigérée pour visionnage sans lendemain. Surprise, on se retrouve en fait avec un des meilleurs films de requins !


F1, le film

Les films consacrés à la Formule 1 reposent sur trois piliers : la rivalité entre pilotes, le spectacle de la vitesse et le danger de mort. F1, le film mené par Joseph Kosinski et Brad Pitt parviendra-t-elle à les maîtriser pour se hisser sur le podium des plus grands films du genre ? Avec des rivaux comme Grand Prix (John Frankenheimer, 1966) et sa maestria formelle, ou le survitaminé Rush (Ron Howard, 2013), la marche était peut-être trop haute !

Brad Pitt devant sa monoplace au crépuscule dans F1 le film de John Krasinski.

Gros plan sur un œil d'homme bleu, perçant dans le film La forteresse noire.

La forteresse noire

Après 32 ans d’attente, La forteresse est enfin visible sur support physique et dans une version 4K restaurée inédite. Film maudit par excellence, le second long-métrage de Michael Mann sera également à découvrir au cinéma le 14 mai en France grâce à Carlotta Films. L’occasion de revenir sur la production douloureuse de ce conte horrifique qui, en plus de fonder une certaine esthétique 80’s, révèle déjà la singularité formelle de ce grand nom du cinéma américain contemporain.


[Entretien] Jean Decré, en tête à tête avec Friedkin

Enfin un documentaire biographique pas comme les autres ! Pour sa première réalisation non-fictionnelle, Jean Decré s’éloigne des conventions du format et nous propose avec « William Friedkin, cinéaste au cœur des ténèbres » (2025) une vision très personnelle d’une des figures les plus fascinantes du Nouvel Hollywood. Grâce à son utilisation audacieuse des images d’archives et son regard aguerri de monteur, le réalisateur parvient à cerner la personnalité de cet artiste hors normes qu’est William Friedkin tout en préservant son mystère. Entretien dans les coulisses de fabrication de ce petit miracle disponible dès à présent sur la chaîne Ciné+.

William Friedkin L'Exorciste

Une jeune femme, la main contre la vitre, dans une chambre vide, regarde vers l'objectif ; plan issu du film Présence.

Presence

Dans « Présence » une famille américaine emménage dans une maison de banlieue où une inquiétante présence l’attend déjà. C’est avec ce pitch resserré et alléchant que Steven Soderbergh signe son retour sur les écrans de cinéma français. Une trame ouvertement horrifique et grand public, mais que le cinéaste américain, connu pour ses audaces formelles, s’est chargé de détourner en plaçant cette fois le spectateur du côté de l’esprit vengeur. Mais dans quel but ?