critique


Le réalisateur Mike Schiff de The history of metal and horror pose avec Alice Cooper.

The History of Metal and Horror

Cela semble évident énoncé ainsi, mais l’horreur graphique et la musique métal ont toujours entretenu de solides affinités, même s’il n’est pas si fréquent d’entendre le vrombissement d’un riff ravageur dans les bandes originales des films de ce genre. Ce lien de parenté, exposé avec humour par Gojira lors de la cérémonie d’ouverture des JO, est débattu en long et en large par les intervenants du documentaire de Mike Schiff, The History of Metal and Horror (2022) actuellement disponible sur la plateforme Shadowz.


Rebel Ridge

Après « Aucun homme ni dieu » (2018), Jeremy Saulnier collabore à nouveau avec Netflix pour un film, de prime abord, aux antipodes : Rebel Ridge (2024). Une proposition loin du mysticisme de son précédent long-métrage, cette fois bien ancrée dans la réalité des institutions étasuniennes, qui confirme s’il le fallait, l’étendu du talent du cinéaste.

Le comédien Aaron Pierre, le t-shirt trempé de sueur, cache des billets sous son haut en marchant dans les couloirs de ce qui semble être un couloir officiel ; scène de Rebel Ridge.

Une jeune femme au manteau rouge est entouré de gangsters, plongés dans l'obscurité, qui la menacent, dont l'un avec une lame ; la jeune femme reste toutefois tranquille ; scène du film Les menottes rouges.

Les Menottes Rouges

Le Chat qui fume réédite, près de vingt ans après le fameux DVD signé HK Vidéo, « Les Menottes Rouges » (Yukio Noda, 1974), soit le cinéma d’exploitation japonais résumé en un seul film. Ce film policier qui ne fait pas dans la dentelle – effusions de sang dans tous les sens, hystérie collective, etc – ose tout. Pour le meilleur et surtout pour le pire.


Beetlejuice Beetlejuice

Après l’ingrate et terne première saison de « Mercredi », Tim Burton revient derrière la caméra avec « Beetlejuice Beetlejuice » (2024) qui fait suite à son second long-métrage, et suscitait sur le papier une certaine appréhension. Sans être complètement convaincant, le résultat se révèle touchant, aussi bien dans ses échecs que dans son inspiration parfois retrouvée.

Beetlejuice regarde la caméra avec un sourire ; derrière lui un homme en costume jaune dont la tête est toute réduite ; plan du film Beetlejuice Beetlejuice.

Dans ce sui semble être une vaste tente aux draps blancs, baignée dans une lumière jaune, Adam Driver contemple une boule en verre qu'il tient dans sa main ; scène de Mégalopolis.

Megalopolis

Pas de doute, nous n’attendions rien de plus que Megalopolis cette année à Cannes, et nous n’étions pas les seuls. Douze ans après le magnifique Twixt qui achevait une trilogie mal-aimée – pourtant sublime – réalisée avec les moyens d’un étudiant en cinéma, c’est avec un projet pharaonique, autofinancé, et envisagé depuis quarante ans que Francis Ford Coppola nous revient. Nous en avions nous-même rêvé durant toutes ces années, à tel point qu’il est difficile de confronter les images qu’on a fantasmées à leur matière réelle. Disons-le, cette œuvre singulière en tout, accueillie avec mépris et huées sur la Croisette, nous a désarmés et nous hante.