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Le vampire et le sang des vierges

En 1967, la compagnie Hammer reste pour quelques années encore maîtresse incontestée de l’épouvante. Si l’Italie parvient toujours à la concurrencer sur le créneau de l’horreur gothique, avec notamment » Opération peur »  (Mario Bava, 1966), aucun autre pays ne fait le poids. « Le vampire et le sang des vierges » (Harald Reinl, 1967), réalisé en Teutonie, fait donc figure de bizarrerie.

Christopher Lee en vampire à à la peau grise recule face au chapelet qui est brandi face à lui ; scène du film Le vampire et le sang des vierges.

Plan rapproché-épaule sur Barbara Steele, troublée, avec des parures de noble sur la tête, dans le film La sorcière sanglante.

La sorcière sanglante

Tandis que s’achève une rétrospective à la Cinémathèque Française, Artus Films met à l’honneur Antonio Margheriti (ou Anthony Dawson, entre moult autres) avec une belle édition de La sorcière sanglante (1964), à n’en pas douter un des meilleurs films d’un faiseur de séries B prolifique.


Dans la poussière des étoiles

Dix ans après le premier space opera est-allemand, L’étoile du silence (Kurt Maetzig, 1960), Gottfried Kolditz réalise Signal, une aventure dans l’espace. Cette coproduction germano-polonaise contient déjà les thématiques caractéristiques qu’on retrouvera quelques années plus tard dans son second film de science-fiction, ultime production est-allemande dans le genre, Dans la poussière des étoiles.

L'équipage du film Dans la poussière des étoiles, avec leur combinaison de cuir rouge, entre dans une salle du vaisseau, les uns tous debout à côté des autres.

L'astronaute du film Eolomea regarde décoller un petit navire spatial juste devant lui.

Eolomea

Largement méconnue, la science-fiction du bloc soviétique n’a longtemps fait que de rares incursions plus ou moins notables à l’Ouest. De nombreux films sont ainsi restés inédits avant que quelques éditeurs courageux comme Artus ne se lancent dans la redécouverte de ce patrimoine par bien des aspects incontournable du cinéma mondial : on commence avec Eolomea, réalisé par Herrmann Zschoche en 1972.


La Montagne du Dieu Cannibale

Sorti en 2006 chez feu Neo Publishing, notre DVD de La montagne du dieu cannibale (Sergio Martino, 1978) commençait à présenter de sérieux signes d’usure à force d’être lu et relu par nos yeux avides à la fois de scènes gores assez crues pour l’époque et des formes généreuses d’Ursula Andress. Grâce à Artus Films, ce film auréolé de controverses a droit enfin à une sortie en haute définition dans un joli combo Blu-ray / DVD.

Ursula Andress accroupie en tenue d'exploratrice dans la jungle, à l'affût, dans le film La montagne du Dieu Cannibale.

L'Avion de l'apocalypse Umberto Lenzi Hugo Stiglitz

L’Avion de l’Apocalypse

Umberto Lenzi n’est pas réputé pour verser dans l’horreur, mais que voulez-vous ma p’tite dame, au début des années quatre-vingts et du déclin du cinéma populaire italien, il faut bien s’adapter à la demande. Entre deux films de cannibales – une « mode » lancée par Cannibal Holocaust (Ruggero Deodato) en 1980 – il réalise L’avion de l’apocalypse (1980), emballé par Artus dans un bien joli coffret Blu-ray/DVD. Mine de rien, cette très modeste série B encensée par Quentin Tarantino fait figure d’OVNI dans le genre usé jusqu’à la corde des histoires de zombies.