Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


Foundation • Saison 3

Les romans de la série Fondation d’Isaac Asimov sont, à l’instar de Dune de Franck Herbert, des monuments de la science-fiction de la seconde moitié du vingtième siècle. Si les événements qui se jouent sur la planète Arrakis ont largement été adaptés, avec plus ou moins de fortune, au petit comme au grand écran, il n’en va pas de même des péripéties qui secouent l’Empire Galactique et sa capitale Trantor : critique de la saison 3 de « Foundation » sur AppleTV.

Un homme chauve et en tenue blanche, comme le chef d'une communauté, tient un fusil à laser qui émane des rayons tout autour de lui dans la saison 3 de Foundation.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.


Liquid Sky

Œuvre expérimentale infusée aux substances psychotropes sur laquelle plane l’ombre d’Andy Warhol, « Liquid Sky » (Slava Zuckerman, 1982) a acquis au fil des années un statut de film culte auprès d’une poignée d’initiés. Restauré en haute définition, il ressort aujourd’hui chez Le Chat Qui Fume, assorti de suppléments indispensables à la compréhension de cette curiosité cinématographique.

Margeret et Jimmy, blonds peroxydés et looks futuristes des années 80 se regardent dans les couloirs d'un bar aux néons fluo ; scène du film Liquid Sky.

Plan rapproché-épaule sur Maggie Cheung, dans un bar, une cigarette à la bouche dans le film Les guerriers du temps.

Les Guerriers du temps

Décédé en 2024, Clarence Fok est un réalisateur à la fois touche-à-tout et aisément reconnaissable. Essentiellement connu pour son thriller sulfureux « Naked Killer » (1992) et son adaptation non officielle du manga « Crying Freeman, Dragon from Russia » (1990), sa palette est large, du drame social au pur film d’action. Présenté dans sa version longue et en haute définition par Le Chat Qui Fume, « Les Guerriers du temps » (1989) fait partie de la seconde catégorie, bien qu’il contienne nombre d’autres thèmes en filigrane.


Dune

Alors que la science-fiction avait enfin acquis ses lettres de noblesse au cinéma, l’ambitieux et mal aimé « Dune » de David Lynch (1984) a eu bien du mal à se frayer un chemin au box-office. Quarante ans après sa sortie, il est grand temps de faire taire les pisse-froid dédaigneux et de réhabiliter cette fresque monumentale. C’est chez ESC que ça se passe, et en 4K s’il vous plaît.

Kyle Machlachlan en tenue de guerrier dans le désert, devant une rangée de guerriers ; scène du film Dune.

Angela Bettis se maquille en contre-jour, le visage éclairé par une brutale lumière jaune dans le film May.

May

Avant d’être un film de genre, « May » (Lucky McKee, 2002) raconte l’histoire simple d’une jeune femme perfectionniste et un peu dérangée qui manque cruellement d’affection. Lent et peu spectaculaire, le film a tout pour faire fuir les amateurs de splatter horror. Mais pour peu qu’on s’y laisse prendre, il peut semer le trouble tout aussi efficacement… De fil en aiguille.