Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


Kamen Rider Zo & Kamen Rider J

En permettant au public français de découvrir Kamen Rider, star nippone du tokusatsu méconnue chez nous, Roboto Films a mis le doigt dans l’engrenage, car il est évident qu’après avoir goûté au super-héros mi-homme, mi-sauterelle, il nous en faut plus ! Le jeune éditeur satisfait aujourd’hui notre nouvelle addiction en sortant deux moyens-métrages en Blu-Ray, Kamen Rider Zo (1993) et Kamen Rider J (1994), tous deux réalisés par Keita Amemiya, d’après le personnage crée par Shotaro Ishinomori.

Plan rapproché-poitrine, de face, sur le monstre insecte du film Kamen Rider Zo.

Monique Van Nooren, pensive, attablée en robe noire de dentelle dans le film Chair pour Frankenstein.

Chair pour Frankenstein

Alors qu’Udo Kier vient juste de nous quitter, Sidonis Calysta réédite en 4K dans de superbes coffrets – qui remplacent les très piètres versions sorties par René Château au début des années 2000 – deux des films qui ont propulsé sa carrière : « Chair pour Frankenstein » (1973) et « Du Sang pour Dracula » (1974), tous deux réalisés par Paul Morrissey, disparu en 2024.


Les Rites Sexuels du Diable

La carrière artistique du réalisateur espagnol José Ramón Larraz n’a rien d’une ligne droite. Photographe et auteur de bandes dessinées dans les années cinquante et soixante, il se reconvertit ensuite dans le cinéma et réalise quelques longs-métrages, productions anglaises puis espagnoles, dans des registres mêlant érotisme et angoisse. Le monde du bis le redécouvre lentement ces dernières années, grâce à des éditeurs comme Mondo Macabro ou Severin outre-atlantique. En France c’est Artus qui propose aujourd’hui Les rites sexuels du diable (1982) dans un joli coffret DVD/Blu-Ray.

Une femme allongée au regard absent tient dans ses mains un collier dans le film Les Rites Sexuels du Diable.

Un homme chauve et en tenue blanche, comme le chef d'une communauté, tient un fusil à laser qui émane des rayons tout autour de lui dans la saison 3 de Foundation.

Foundation • Saison 3

Les romans de la série Fondation d’Isaac Asimov sont, à l’instar de Dune de Franck Herbert, des monuments de la science-fiction de la seconde moitié du vingtième siècle. Si les événements qui se jouent sur la planète Arrakis ont largement été adaptés, avec plus ou moins de fortune, au petit comme au grand écran, il n’en va pas de même des péripéties qui secouent l’Empire Galactique et sa capitale Trantor : critique de la saison 3 de « Foundation » sur AppleTV.


La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

Margeret et Jimmy, blonds peroxydés et looks futuristes des années 80 se regardent dans les couloirs d'un bar aux néons fluo ; scène du film Liquid Sky.

Liquid Sky

Œuvre expérimentale infusée aux substances psychotropes sur laquelle plane l’ombre d’Andy Warhol, « Liquid Sky » (Slava Zuckerman, 1982) a acquis au fil des années un statut de film culte auprès d’une poignée d’initiés. Restauré en haute définition, il ressort aujourd’hui chez Le Chat Qui Fume, assorti de suppléments indispensables à la compréhension de cette curiosité cinématographique.