robert de niro


Killers of the Flower Moon

Quatre ans après le sublime The Irishman, tristement découvert sur nos petits écrans, Martin Scorsese fait cet automne un retour remarqué dans les salles obscures avec le tant attendu Killers of the Flower Moon, fresque de plus de trois heures qui rassemble ses deux muses historiques pour la première fois devant sa caméra. Cette ample et sombre adaptation d’un roman de David Grann n’est pas qu’un événement sur le papier. Il constitue peut-être la première entière réussite du cinéaste sur le terrain du grand roman américain. Retour sur étrange, obsédant et funèbre Requiem.

Robert de Niro, au volant de sa vieille voiture, tend sa main vers le bras de Leonardo Di Caprio, penché sur lui, qui l'écoute attentivement, dans le film Killers of the flower moon.

Gros plan sur un revolver posé sur une table base, dans une lumière de crépuscule bleutée ; en fond, les jambes d'un homme de dos ; plan issu du film Heat.

Heat

Il est de ces réalisateurs qui marquent une nouvelle étape dans la cinéphilie d’un jeune spectateur. A l’instar d’un Tarantino ou d’un Scorsese, Michael Mann, réalisateur de Miami Vice (2006) et de Collatéral (2004), est de ceux qui vont font comprendre la puissance de la mise en scène. A ce jour, Heat reste le grand chef d’œuvre et le film plus culte de Mann auprès des spectateurs et des spécialistes. Sa fresque monstrueuse, avec les deux pontes Al Pacino et Robert De Niro, a eu le droit à le rentrée 2022 à une ressortie 4KUHD chez Fox. Profitons-en pour brièvement décrypter l’ampleur empirique de ce face-à-face mythique qui a fermé l’histoire du polar.


Voyage au bout de l’enfer

Deuxième long-métrage de Michael Cimino, Voyage au bout de l’enfer reste, avec La porte du paradis (1980), l’un de ses travaux les plus emblématiques et intemporels. Alors qu’il arrive dans les salles obscures quelques mois seulement avant Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979), les deux productions partagent une thématique commune, la guerre du Viêt-Nam, tout en s’y attaquant de manière diamétralement opposée. Ici, il ne sera pas question de ceux qui partent, mais de ceux […]

L'acteur Christopher Walken dans une case vietnamienne, revolver sur la tempe, en pleine crise de nerfs, scène de la roulette russe dans Voyage au bout de l'enfer.

Joe Pesci et Robert de Niro dans le film The Irishman (critique)

The Irishman 2

Nouvelle collaboration entre Martin Scorsese et Robert de Niro, vingt-quatre ans après Casino, The Irishman sort ce 27 novembre 2019 sur la plateforme Netflix. Adaptation d’un roman narrant la vie de Frank Sheeran et de son implication dans la disparition de Jimmy Hoffa, c’est tout un genre du cinéma qui célèbre ses retrouvailles avec le réalisateur américain. L’heure est à la fête, et installez-vous confortablement : elle prend place directement dans votre salon. Gang de Requins […]


Joker 4

Plusieurs semaines après la sortie en salles événement de Joker (Todd Phillips, 2019), précédée d’une attente peut-être un peu trop disproportionnée – comme toujours – on a assisté, ça et là, à de véritables joutes entre les conquis et les sceptiques. Chez Fais pas Genre ! dans ces cas-là, on laisse le temps faire son œuvre, calmer les ardeurs. On outrepasse l’opportunisme des clics faciles et de la course aux premiers arrivés. On observe, on écoute, […]

Le futur Joker dans les loges de son spectacle (critique)

Programmé / Programmable 1

Il est souvent jugé ingrat ou malvenu de classifier quiconque, ou quoi qu’est-ce dans des cases. Pourtant, souvent, s’amuser à ce petit jeu peut nous permettre de mettre en lumière quelques évidences. Il y a peu, aux détours d’un débat animé avec quelques amis, j’essayais de me débattre tant bien que mal avec un concept que je venais tout juste d’inventer. Et si la majorité des acteurs hollywoodiens pouvaient être classés en deux catégories ? Programmé / […]