oscar


Arco

Sans surprise, nous apprenions en février dernier l’attribution du César du meilleur film d’animation à « Arco » (2025), point d’orgue d’une success story amorcée quelques mois plus tôt par l’obtention du Cristal du long métrage au Festival d’Annecy. Après une réception critique, populaire et institutionnelle quasi unanime, que reste-t-il, une fois l’actualité refroidie, du « coup d’éclat » d’Ugo Bienvenu, cet auteur si souvent qualifié de « prodige » ?


Timothée Chalamet souriant en portant une raquette de ping pong peinturé du drapeau des États-Unis dans Marty Supreme.

Marty Supreme

En embrassant la trajectoire chaotique d’un joueur de tennis de table dopé au fantasme du self-made-man, Marty Supreme, premier film en solitaire de Josh Safdie revisite le rêve américain et ses incarnations hollywoodiennes pour mieux en révéler la laideur, mais sans renoncer à son pouvoir de séduction. Un pari osé !


Conclave

Fort du succès de « À l’Ouest, rien de nouveau » (2022), le cinéaste allemand Edward Berger revient avec « Conclave » (2024), une adaptation des écrits de Robert Harris. Un thriller paranoïaque dans les couloirs du Vatican où le scrutin pour nommer un nouveau pape est le prétexte parfait pour parler de la Curie.

Plan rapproché-épaule, de profil, sur un Ralph Fiennes en tenue de cardinal, en train de méditer les yeux fermés, devant une grande fenêtre ; issu du film Conclave.

Joaquin Phoenix en Bobby Green dans La nuit nous appartient, assis contre un mur tout en vitre ; il porte une veste cuire, les cheveux gominés, et dirige son regard devant lui, sérieux.

Joaquin Phoenix, autopsie d’une cicatrice

Bientôt quarante ans que Joaquin Phoenix se constitue l’une des filmographies les plus impressionnantes du tout Hollywood, et bientôt quarante ans qu’il continue d’interroger ; derrière ces personnages souvent névrosés, qui se cache derrière cette cicatrice ? En creusant, la filmographie de l’acteur ressemble à une longue errance dans les traumatismes de sa jeunesse.


Will Smith, au nom du Père

Cela peut sembler opportuniste, chercheur de clics, et pourtant, voilà plusieurs mois déjà que nous explorons dans l’ombre la filmographie récente de Will Smith, avec comme angle d’analyse sa pré-disposition nouvelle à redéfinir son image publique comme de cinéma par des choix de rôles de plus en plus tournés vers des figures paternalistes et protectrices. Ce texte, pas encore achevé, s’est vu percuté en pleine face le soir du 28 Mars, quand l’acteur est venu ternir sa consécration d’une malheureuse et désormais mythique claque. Pourtant, force est de constater que du geste inattendu de l’acteur jusqu’au discours lacrymal qu’il a prononcé en forme de pardon murmuré, tout remettait de l’eau à notre moulin.

Plan issu du film Je suis une légende où Will Smith tient un enfant qui pleure, le visage inquiet ; derrière eux, un homme porte un masque chirurgical.

Comment le cinéma sud-coréen a parasité le monde

Le triomphe historique de Parasite (Bong Joon-Ho, 2019) lors de la 92ème cérémonie des Oscars alimente depuis plusieurs jours les commentaires et médias du monde entier, pourtant cette reconnaissance a tout d’une évidence tant la cinématographie sud-coréenne s’est imposée comme la plus vivifiante et inventive des vingt dernières années. Le Dernier Rempart Qu’on se le dise, dans la nuit de Dimanche à Lundi, s’est opérée, tonitruante, une véritable révolution. En remportant quatre statuettes majeures (Meilleur […]