polar


Reptile

Ce n’est pas peu dire que ce Reptile (Grant Singer, 2023) intriguait ! Une enquête policière torturée, une ambiance crépusculaire à l’américaine, un héros fatigué incarné par un Benicio Del Toro plus Droopy que jamais… N’en jetez plus : ce film était sur le papier la petite pépite à se mettre sous la dent un soir de pluie, un plaid sur les épaules…

Benicio Del Toro soucieux au volant d'un véhicule, plongé dans l'ombre ; seul ses yeux sont éclairés par le soleil qui luit derrière lui ; plan issu du film Reptile.

Shailene Woodley vue de dos, en contre-jour, lève les mains en l'air, sous la lumière de lampes torches qu'on devine être celles d'agent de police, dans le film Misanthrope.

Misanthrope

Du Silence des Agneaux (Jonathan Demme, 1990), Seven (David Fincher, 1995), Usual Suspects (Bryan Singer, 1995) ou L.A. Confidential (Curtis Hanson, 1997) pour les meilleurs ; à Bone Collector (Phillip Noyce, 1999), Le Collectionneur (Gary Fleder, 1997) ou Copycat (Jon Amiel, 1996) pour les ersatz : les années 90 ont été riches en courses contre le tueur, et elles représentent encore à ce jour une sorte d’âge d’or du polar. Fincher, plus particulièrement, est celui qui a imprimé de sa patte le genre et qui continue jusqu’à son prochain The Killer qui sortira fin 2023, à le nourrir et le réinventer. Misanthrope (Damián Szifron, 2023) arrive donc comme une synthèse de tout cet héritage cinématographique en puisant ici et là le meilleur de ce cinéma nineties.


La Nuit du 12

Après un retour en force très remarqué avec Seules Les Bêtes (2019), le cinéaste Dominik Moll présente au 75e Festival de Cannes son nouveau long métrage, faux polar « classique », vraie révélation de la Sélection Officielle.


Ultime Violence

Mettant à nouveau sous les projecteurs le polar bis italien, Artus Films ressuscite deux productions tout droit issues de l’Italie des années de plomb, avec ce que cela comporte de bourrin et d’amoral : critique de la première d’entre elles, Ultime Violence, réalisé en 1977 par Sergio Grieco, avec un Helmut Berger échappé de chez son mentor Luchino Visconti.


Serpico

Chef-d’œuvre du réalisateur new-yorkais Sidney Lumet, Serpico sortait dans les salles en 1975, aux États-Unis raflant l’année suivante l’Oscar du meilleur scénario original. Ce mois-ci, le long-métrage trouve une nouvelle vie dans une ressortie en 4K et Blu-ray, éditée par StudioCanal. L’occasion de se replonger dans ce film de policiers, où Al Pacino brille de mille feux.

Serpico, alias Al Pacino en barbu et bonnet sur la tête est au sommet d'un immeuble new-yorkais, il se penche pour observer en bas, dans la rue.

L'acteur Lau Ching-wan bras ballants et yeux écarquillés dans l'étroit marché couvert du film Full Alert pour notre critique.

Full Alert

Alors que l’éditeur Spectrum Films, spécialisé dans le cinéma asiatique, a la bonne idée de sortir en France des pépites du cinéma hong-kongais, comme récemment The Bride with white hair (1993) de Ronny Yu. En ce joli mai, dans quelques jours, ce sera au tour de Full Alert (1997) du grand Ringo Lam de nous parvenir en Blu-Ray.