hammer


Horror Hotel

« Bring Your Daughter, Bring Your Daughter, To The Slaughter » ! Quelqu’un qui aurait été ado rebelle dans les années 90 aurait forcément hurlé ces paroles dans sa chambre ou sous la douche, s’imaginant sur scène avec Iron Maiden sous les acclamations de la foule. Peut-être même que ce citoyen aujourd’hui rangé et bedonnant se souviendrait-il du clip qu’il vit jadis sur MTV – contre l’avis de ses parents scandalisés – dans lequel de mystérieux extraits d’un film en noir et blanc entrecoupaient les gesticulations de Bruce Dickinson. Ce film, c’était City of The Dead (John Llewellyn Moxey, 1960), alias Horror Hotel.

Un homme avance à tâtons dans un cimetière aux croix de travers et plongé dans une brume épaisse ; plan du film Horror Hotel.

Une main de mort-vivant s’extirpe d'une tombe fumante, dans un des films de la Hammer.

Hammer, L’âge D’or • 1966-1969

Des coffrets consacrés à la Hammer, il y en a eu à foison ces dernières années : The Hammer Collection en vingt films chez nos amis Anglais en 2015, 13 Cauchemars de la Hammer chez Elephant Films en 2017, Collection Hammer 9 Films, chez ESC en 2022, sans oublier Sex and Blood chez Tamasa en 2020. Ce dernier constituait le tome 2 consacré à la maison de production britannique. Voici aujourd’hui – allez comprendre – le tome 1, couvrant la seconde moitié des années soixante et présentant sept réalisations plus ou moins représentatives de l’horreur gothique, à l’image restaurée (dépoussiérage et nouvel étalonnage des couleurs) et en version originale sous-titrée. On y trouve entre autres du Terence Fisher, du Christopher Lee, un peu de Peter Cushing, un soupçon d’érotisme, quelques litres de sang et pléthore de créatures diaboliques de toutes sortes. L’occasion pour nous de revenir sur les premières années de ce studio mythique.


Gros plan sur le visage d'une jeune femme blonde, les yeux rivés sur une grosse araignée au premier plan ; plan issu du film Les trois visages de la peur de Mario Bava.

Mario Bava, visages de l’artifice

La sortie conjointe de deux grands films du maître italien – Les Trois visages de la Peur (1963) et La Ruée des Vikings (1961) – chez nos camarades du Chat qui fume nous permet de revenir sur ce cinéaste de chevet pour beaucoup d’entre nous. Deux films très différents, de leur conception à leur contenue, mais qui chacun donne à voir sa poésie : celle d’un artificier amoureux des couleurs et du spectacle.


Sleepy Hollow

Alors que son projet Superman Lives reste sur les rotules, Paramount propose à Tim Burton de réaliser Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête (1999), d’après un scénario de Kevin Yagher, connu pour ses maquillages et effets spéciaux, et Andrew Kevin Walker, auteur de Se7en (David Fincher, 1995). Après la déception d’un projet avorté, le réalisateur californien semble trouver l’histoire idéale pour relancer sa fibre artistique. Encore faut-il savoir garder la tête sur les […]

Johnny Depp dans le film Sleepy Hollow (critique)

Alex, Le Destin d’un Roi

Huit ans après un premier film qui nous avait particulièrement enjôlé – Attack the Block (2011) – le réalisateur Joe Cornish revient aux affaires avec une relecture moderne de la légende du Roi Arthur : Alex, le destin d’un roi (2019). God Save the King En marge de la rétrospective que le Festival International du Film d’Amiens avait consacrée au renouveau du cinéma d’horreur britannique en 2013 nous avions publié un grand dossier thématique, dans lequel, […]