Comme un oiseau sur la branche


Long-métrage signé John Badham, réalisateur connu pour La fièvre du samedi soir (John Badham, 1977) ou WarGames (John Badham, 1983), Comme un oiseau sur la branche s’offre une nouvelle vie dans une édition Blu-Ray, éditée par ESC éditions. Ici, le buddy-movie flirte avec la comédie romantique, pour un résultat cartoonesque à souhait ! Attention, ça sent bon la nostalgie des productions des nineties !

Mel Gibson et Goldie Hawn posent tout sourire sur une moto pour la promotion de Comme un oiseau sur la branche.

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Qui veut la peau de Martin Riggs ?

Goldie Hawn - en pilote - et Mel Gibson - à l'arrière - inquiets dans un avion biplace qui peine à decoller, scène du film Comme un oiseau sur la branche.

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Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, celui où le buddy-movie était roi au cinéma, une forme de cinéma où l’histoire se vivait en duo. De L’arme fatale (Richard Donner, 1987), à Une journée en enfer (John McTiernan, 1995), en passant par Rush Hour (Brett Ratner, 1998), les buddy-movies ont davantage tendance à réunir deux collègues ou amis, pour la plupart masculins, que tout oppose mais qui vont devoir apprendre à travailler ensemble. Si Comme un oiseau sur la branche offre un brin de fraicheur dans un spectacle, certes réussi mais complètement en mode automatique, il s’agit de réunir, non pas deux collègues, mais deux anciens amants. Au début du long-métrage, Rick Jarmin, interprété par Mel Gibson, vit caché sous différentes identités, dans le cadre d’un programme de protections de témoins. Il va alors tomber sur Marianne Graves, son amour de jeunesse, et l’embarquer dans une cavale où policiers et trafiquants seront à leur poursuite. Vous comprendrez qu’il n’y a rien de nouveau dans cette histoire, somme toute banale, surtout pour nos regards contemporains où le genre a été maintes fois éculé dans des productions modernes cherchant à renouer avec cette vibe nineties. Néanmoins, comme évoqué plus haut, le fait que pour une fois ce soit un homme et une femme qui partagent ce genre d’aventures offre un semblant de fraîcheur à une histoire qui en manque cruellement.

Entre L’arme fatale 2 (Richar Donner, 1989) et Hamlet (Franco Zeffirelli, 1990), Comme un oiseau sur la branche semble être une récréation pour Mel Gibson qui s’en donne à cœur joie, et qui, avec Goldie Hawn – interprète de Marianne – forme l’atout charme de cette production. On prend plaisir à suivre leurs aventures aussi, et surtout, pour les talents de comédiens des deux acteurs principaux, dont le style flirte entre comédie romantique et gros spectacle bourrin, presque à la manière des Looney Tunes. La réalisation de John Badham, et toute l’esthétique visuelle du long-métrage, possède cet aspect cartoonesque et un peu fou, des célèbres dessins animés télévisuels. On se retrouve face à de l’action too much, où les cascades et péripéties Blu-Ray du film Comme un oiseau sur la branche édité par ESC.offrent l’impression d’être sur-vitaminées et un poil irréelles, tandis que les acteurs forcent les hurlements et les grimaces. Alors non, nous ne sommes pas devant un long-métrage de Joe Dante non plus, Comme un oiseau sur la branche n’est pas aussi fou que cela, mais nous sommes en droit de nous demander à quel point les curseurs auraient été poussés si un cinéaste avec une signature plus marquée avait été mis à la barre. Il en reste que la mécanique fonctionne bien, on avance dans l’histoire en se rendant dans les différentes cachettes de Rick Jarmin, découvrant à chaque fois de nouveaux amis et de nouvelles fausses identités pour notre héros. Un poil répétitif donc, mais suffisamment rythmé pour rendre plaisantes les une heure et cinquante minutes du long-métrage : les fans de Mel Gibson se régaleront !

Du côté de l’édition Blu-Ray, ESC offre une copie plus que correcte pour un long-métrage dont c’est la première édition en haute définition. Un abécédaire autour de Mel Gibson permettra aux moins initiés d’avoir une vue large sur la carrière de l’acteur/réalisateur, tout en ayant de belles propositions de visionnages pour poursuivre sa découverte. Assez anecdotique pour les cinéphiles, mais néanmoins très intéressant pour le grand public !


A propos de William Tessier

Si vous demandez à William ce qu'il préfère dans le cinéma, il ne saura répondre qu'avec une seule et simple réponse. Le cinéma qu'il aime est celui qu'il n'a pas encore vu, celui qui ne l'a pas encore touché, ému, fait rire. Le teen-movie est son éternel compagnon, le film de genre son nouvel ami. Et dans ses rêves les plus fous, il dine avec Gégé.

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