[Carnet de bord] Festival de Cannes 2025 • Jours 10 à 12
On conclue nos carnets de bord cannois avec l’exploration du programme des trois derniers jours, l’occasion de vous parler de « Resurrection » de Bi Gan entre autres.
On conclue nos carnets de bord cannois avec l’exploration du programme des trois derniers jours, l’occasion de vous parler de « Resurrection » de Bi Gan entre autres.
Trois nouvelles journées au Festival de Cannes 2025, où les plus beaux films auront été, chacun à leur manière, les plus aventureux. Des ravers de Sirat à l’Agent Secret de Kleber Mendoca Filho, en passant par quelques surprises en sélections parallèles et le délire de confinement d’Ari Aster, petit tour des films que nous avons pu découvrir.
En 2022, « Les Crimes du Futur » fut accueilli par beaucoup – et à tort – comme un film somme et conclusif. Quelle ne fut donc pas la surprise, quelques semaines seulement après sa sortie, d’apprendre qu’une nouvelle œuvre était sur les rails : Les Linceuls, qui, après un passage à Cannes l’an dernier, vient enfin de nous parvenir. Quelque part entre « Chromosome 3 » (1979) et « La Mouche » (1986), David Cronenberg nous livre ici une œuvre sur le deuil et la résilience, comptant parmi ses plus intimes, sensibles et fragiles.
Présenté en 2024 dans la section Un Certain regard au Festival de Cannes, « Santosh » (Sandhya Suri) a impressionné le public par sa façon, sans concession, de dépeindre une Inde loin des folklores bollywoodiens et moralement au bord du chaos. Un premier film de fiction hautement féministe qu’il vous faut découvrir en vidéo grâce à l’édition de Blaq Out.
Le nouveau film d’Andrea Arnold met en scène Bailey, jeune pré-ado vivant dans un squat, et Bird, un homme mystérieux à la recherche de ses parents. Dans un faux film « social », la réalisatrice britannique glisse subitement sur un autre chemin, celui du genre, et invente une nouvelle forme d’émancipation à l’écran.
Auréolé d’un Prix du Scénario glané au dernier Festival de Cannes – où il fut même considéré comme favori pour la Palme d’Or – le nouveau film de Coralie Fargeat, sept ans après « Revenge » (2017), débarque dans les salles françaises en ayant conquis Hollywood. « The Substance » (2024) est davantage qu’un body horror de plus, c’est peut-être l’œuvre féministe la plus aboutie depuis longtemps.