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Trois hommes et une femme l'air paumés, dans le désert marocain, dans le film Sirat primé au Festival de Cannes.

[Carnet de bord] Festival de Cannes 2025 • Jours 4 à 6

Trois nouvelles journées au Festival de Cannes 2025, où les plus beaux films auront été, chacun à leur manière, les plus aventureux. Des ravers de Sirat à l’Agent Secret de Kleber Mendoca Filho, en passant par quelques surprises en sélections parallèles et le délire de confinement d’Ari Aster, petit tour des films que nous avons pu découvrir.


Les Linceuls

En 2022, « Les Crimes du Futur » fut accueilli par beaucoup – et à tort – comme un film somme et conclusif. Quelle ne fut donc pas la surprise, quelques semaines seulement après sa sortie, d’apprendre qu’une nouvelle œuvre était sur les rails : Les Linceuls, qui, après un passage à Cannes l’an dernier, vient enfin de nous parvenir. Quelque part entre « Chromosome 3 » (1979) et « La Mouche » (1986), David Cronenberg nous livre ici une œuvre sur le deuil et la résilience, comptant parmi ses plus intimes, sensibles et fragiles.

Vincent Cassel au milieu de son son cimetière de stèles connectées, dont plusieurs ont été détruites : scène du film Les linceuls.

Santosh au milieu d'une foule encadrée par l'armée ; elle a les bras ballants, semblant en décalage.

Santosh

Présenté en 2024 dans la section Un Certain regard au Festival de Cannes, « Santosh » (Sandhya Suri) a impressionné le public par sa façon, sans concession, de dépeindre une Inde loin des folklores bollywoodiens et moralement au bord du chaos. Un premier film de fiction hautement féministe qu’il vous faut découvrir en vidéo grâce à l’édition de Blaq Out.


Bird

Le nouveau film d’Andrea Arnold met en scène Bailey, jeune pré-ado vivant dans un squat, et Bird, un homme mystérieux à la recherche de ses parents. Dans un faux film « social », la réalisatrice britannique glisse subitement sur un autre chemin, celui du genre, et invente une nouvelle forme d’émancipation à l’écran.

Deux jeunes hommes filent sur une trottinette dans une rue anglaise, l'nu d'entre eux est torse nu et porte de nombreux tatouages ; scène du film Bird.

Dans une salle de bains toute de carrelage blanc, une femme gît nue sur le sol, vue de dos, une large cicatrice court tout le long de sa colonne vertébrale ; une silhouette de femme, vue de dos aussi, portant un long peignoir avec un motif de serpent, est debout près de ce corps ; plan issu du film The substance.

The Substance

Auréolé d’un Prix du Scénario glané au dernier Festival de Cannes – où il fut même considéré comme favori pour la Palme d’Or – le nouveau film de Coralie Fargeat, sept ans après « Revenge » (2017), débarque dans les salles françaises en ayant conquis Hollywood. « The Substance » (2024) est davantage qu’un body horror de plus, c’est peut-être l’œuvre féministe la plus aboutie depuis longtemps.