Joris Laquittant


A propos de Joris Laquittant

Sorti diplômé du département Montage de la Fémis en 2017, Joris monte et réalise des films en parallèle de son activité de Rédacteur en Chef tyrannique sur Fais pas Genre (ou inversement). A noter aussi qu'il est éleveur d'un Mogwaï depuis 2021 et qu'il a été témoin du Rayon Bleu. Ses spécialités sont le cinéma de genre populaire des années 80/90 et tout spécialement la filmographie de Joe Dante, le cinéma de genre français et les films de monstres. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/sJxKY


Servant – Saison 2

Après une première saison brillante, Servant – série Apple trustée par le génie de M. Night Shyamalan – était attendue au tournant. D’autant plus par les amateurs du genre à la française puisqu’une certaine Julia Ducournau y était invitée à la réalisation des deux premiers épisodes. Constat désenchanté d’un retour disgracieux d’une série pourtant jadis pleine de grâce.

Neil Tigger Free dans sa chambre, à genoux en train de prier, le regard tourné vers le plafond ; scène de la série Servant saison 2.

[Bilan 2020] Pixar, lueur(s) dans la nuit

Soumis à de multiples mutations et bouleversements qui lui échappent – restructuration interne suite au départ de son fondateur John Lasseter, nouvelle stratégie de Disney avec le lancement de la plateforme Disney+, crise pandémique inédite – le studio Pixar semble avoir été forcé d’amorcer en 2020, sinon un virage, un tournant de son histoire. En sortant deux longs-métrages passionnants que sont Soul (Pete Docter & Kemp Powers, 2020) et En Avant  (Dan Scanlon, 2020), le studio nous a donné la sensation de faire acte de résistance au cœur de la machine Disney, provoquant deux belles étincelles pour raviver sa flamme et peut-être, qui sait, sauver son âme.


Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds

L’éditeur Le Chat qui Fume exhume le premier long-métrage de Alex Proyas, Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds, cinéaste greco-australien qui, avec cet essai inaugural, proposait déjà toute la quintessence d’un cinéma à la mise en scène inspirée et incarnée. Un génie flamboyant qui se sera perdu et dévoyé par les affres du temps, de l’appât de l’argent, de coups du destin et surtout… D’un redoutable Hollywood. I believe I can fly La […]

Au coeur du désert, une maison sur la quelle est taggé en rouge la phrase Go home or burn in hell, scène du film Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds.

Jean Sorel allongé sur une table mortuaire dans une chambre froide, regarde le plafond d'un air absent dans le film Je suis vivant !

Je suis vivant !

Dans la nouvelle salve du Chat qui Fume, se détache un titre, premier long-métrage du grand mais méconnu Aldo Lado, Je suis vivant ! (1971) est aussi considéré, à juste titre, comme l’un des meilleurs films que nous ait donné le genre italien du giallo.


Mystery Men

Récemment re-sortie dans une édition dite « ultime » à laquelle on ajouterait l’adjectif de « sublime », Mystery Men (Kinka Usher, 1999) est un film à bien des égards passionnants. Echec cuisant à sa sortie en salles, seul long-métrage de son réalisateur, cette parodie du film de super-héros semble à la fois être sortie trop tôt et pile quand il faut. On vous explique pourquoi.

Les sept super-héros du film Mystery Men prennent la pose dans un garage, de la fumée s'échappe de derrière eux.

Antoine de Maximy pose en saluant l'objectif avec sa main droite, dans un décor de cité HLM, il porte avec lui une petite caméra mobile tenue par un bras relié à sa ceinture ; portrait pour le film J'irai mourir dans les Carpates.

J’irai mourir dans les Carpates

Actuellement en salles, Antoine de Maximy transpose son « J’irai dormir chez vous » en long-métrage de fiction : tout autant variation comico-horrifique du programme, lorgnant vers le found-footage, qu’hommage plein de sensibilité et de justesse au métier de monteur.se.