Charlotte Viala


A propos de Charlotte Viala

Vraisemblablement fille cachée de la famille Sawyer, son appétence se tourne plutôt vers le slasher, les comédies musicales et les films d’animation que sur les touristes égarés, même si elle réserve une place de choix dans sa collection de masques au visage de John Carpenter. Entre deux romans de Stephen King, elle sort parfois rejoindre la civilisation pour dévorer des films et participer à la vie culturelle Toulousaine. A ses risques et périls… Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riRbw


Undergods

Après la fantaisie sucrée Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), le festival Grindhouse Paradise (Toulouse) nous remet un peu les pieds sur terre avec Undergods (Chino Moya, 2020) dystopie froide et fataliste dans laquelle le spectateur suit deux ramasseurs de cadavres, croisant et décroisant divers personnages et histoires.

En contre-plongée, un homme, la tête baissée, vêtu d'un uniforme gris-jaune, s'apprête à descendre un escalier ; derrière lui des immeubles vétustes, baignés d'une lumière bleue futuriste ; scène du film Underdog.

La marionnette difforme du film Frank & Zed, composée de chairs en sang, d'un oeil, et d'une chevelure anarchique.

Frank & Zed

Les fans de sang et de tripes vont en avoir pour leurs deniers avec cette production anglaise, Frank & Zed (Jesse Blanchard, 2020), délire gore et régressif qui hurle son amour pour le cinéma gothique et le Muppet Show. On vous parle de ce film délirant vu au Festival Grindhouse Paradise de Toulouse.


Strawberry Mansion

Après tout, pourquoi est-ce qu’un festival de films de genres devrait se contenter de programmer des films sombres, gores ou horrifiques ? Le trio infernal du Grindhouse Paradise nous a révélé son côté romantique en proposant le film Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), pépite rose et sucrée au gout de barbe à papa, qui fond dans la bouche. Attention cependant aux risques de carries car la réalité, souvent cruelle, finit par parasiter le rêve.

Dans l'embrasure d'une porte, entre deux murs rose bonbon, un homme tout sourire, portant une chemise hawaïenne bleue sombre et or, tient tout sourire un sceau de pop corn dans une main et une bouteille de soda dans l'autre ; plan issu du film Strawberry Mansion.

Cuphead et Mugman sont dans les mains d'un diable à la tête ronde, les yeux jaunes et menaçants ; scène du Cuphead show !

The Cuphead Show – Saison 1

La suite du phénomène vidéoludique de ces derniers années, Cuphead, Don’t deal With the Devil n’ayant pas encore vu le jour, troquons nos manettes sans fils contre une télécommande de télévision. Netflix a de quoi faire patienter nos petits pouces avides de boutons avec cette adaptation en série des aventures du duo de tasses malicieuses dans le monde merveilleux du Cuphead show ! (Dave Wasson, 2022), plein de légumes qui parlent et de grenouilles qui boxent


Le slasher est-il condamné à mort ?

L’année 2021 qui s’est terminée a été riche en couteaux qui tranchent et en victimes qui hurlent puisque nos boogeymen adorés – Michael Myers et Candyman – ont fait leur grand retour en salles. L’année 2022, quant à elle s’est entamée sous les mêmes hospices avec la suite du célèbre chef-d’œuvre de Wes Craven, Scream (Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillet, 2022). Ses retours en pagaille nous rappelle surtout à quel point le cinéma de genres américain est en panne d’inspiration. L’occasion de se demander ce que peuvent bien encore nous dire ses vieilles gloires du slasher.


Gros plan sur le visage d'un monstre aux dents pointues et à la peau grise, portant un bonnet de Père Noël avec en fond un sapin de Noël ; issu du film Elves.

Elves

Noël est la seule période de l’année durant laquelle le spectateur lambda peut accepter sans sourciller des histoires d’amour naïves entre une business woman et son ancien petit ami resté au village. Le spectateur fan d’épouvante va plutôt en profiter pour regarder le mythe du père Noël être soumis à tout un tas d’horreurs. Mais le genre n’est pas si prolifique que ça et après quelques années à regarder Black Christmas (Bob Clark, 1974) ou Krampus (Michael Doughery, 2015) que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Notre lectorat risque de penser qu’il a trop forcé sur le lait de poule s’il s’aventure à regarder Elves (Jeffrey Mandel, 1989), film inclassable venu des tréfonds des ténèbres de la hotte du père Noël.