Charlotte Viala


A propos de Charlotte Viala

Vraisemblablement fille cachée de la famille Sawyer, son appétence se tourne plutôt vers le slasher, les comédies musicales et les films d’animation que sur les touristes égarés, même si elle réserve une place de choix dans sa collection de masques au visage de John Carpenter. Entre deux romans de Stephen King, elle sort parfois rejoindre la civilisation pour dévorer des films et participer à la vie culturelle Toulousaine. A ses risques et périls… Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riRbw


Supernichons contre mafia

A 24 ans, on aurait pu penser que le festival toulousain Extrême cinéma aurait acquis une certaine maturité, que l’âge adulte le rendrait plus sérieux, loin des émois naïfs de l’adolescence. Et voilà que l’apparition soudaine d’une énorme paire de seins dans le film Supernichons contre mafia (Doris Wishman, 1974) réveille les hormones en ébullition de spectateurs loin de se douter qu’ils allaient avoir affaire à un spectacle aussi… Gros. Dans tous les sens du terme.

Chesty Morgan lit un livre allongée sur un petit muret, dans un parc verdoyant, en soutien-gorge et jupe courte rouge ; plan issu du film Supernichons contre mafia.

Dans le salon d'un pavillon passe-partout, un homme avec une veste en cuir noir menace quelqu'un avec un large fusil à pompe, tandis que son acolyte semble chercher quelque chose derrière lui ; scène du film Terrain de chasse.

Terrain de Chasse

« C’est un film que j’ai aimé voir mais que je ne reverrai jamais » nous annonce gravement Frédéric Thibaut, programmateur du Festival Extrême cinéma de Toulouse, concernant Terrain de Chasse (Jorge Grau, 1983) juste avant que les lumières ne s’éteignent dans la salle. Venant de sa part, ça promet. Nous voici ainsi préparés à recevoir le choc du festival. Pas si bien préparés que ça en fait.


Halloween Ends

L’impatience était grande après un Halloween Kills (David Gordon Green, 2021) sanglant qui promettait une confrontation finale dantesque entre la badass Laurie Strode et le toujours indestructible Michael Myers dans le dernier film de la trilogie, Halloween Ends (David Gordon Green, 2022). Aucun spoiler en affirmant dès le début que certaines attentes ont été déçus.

Micahel Myers monte les escaliers, vu en clair-obscur (la nuit juste éclairée par ce qui semble être des phares de voiture à l'extérieur de la maison) dans le film Hallowwen Ends.

En contre-plongée, un homme, la tête baissée, vêtu d'un uniforme gris-jaune, s'apprête à descendre un escalier ; derrière lui des immeubles vétustes, baignés d'une lumière bleue futuriste ; scène du film Underdog.

Undergods

Après la fantaisie sucrée Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), le festival Grindhouse Paradise (Toulouse) nous remet un peu les pieds sur terre avec Undergods (Chino Moya, 2020) dystopie froide et fataliste dans laquelle le spectateur suit deux ramasseurs de cadavres, croisant et décroisant divers personnages et histoires.


Frank & Zed

Les fans de sang et de tripes vont en avoir pour leurs deniers avec cette production anglaise, Frank & Zed (Jesse Blanchard, 2020), délire gore et régressif qui hurle son amour pour le cinéma gothique et le Muppet Show. On vous parle de ce film délirant vu au Festival Grindhouse Paradise de Toulouse.

La marionnette difforme du film Frank & Zed, composée de chairs en sang, d'un oeil, et d'une chevelure anarchique.

Dans l'embrasure d'une porte, entre deux murs rose bonbon, un homme tout sourire, portant une chemise hawaïenne bleue sombre et or, tient tout sourire un sceau de pop corn dans une main et une bouteille de soda dans l'autre ; plan issu du film Strawberry Mansion.

Strawberry Mansion

Après tout, pourquoi est-ce qu’un festival de films de genres devrait se contenter de programmer des films sombres, gores ou horrifiques ? Le trio infernal du Grindhouse Paradise nous a révélé son côté romantique en proposant le film Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), pépite rose et sucrée au gout de barbe à papa, qui fond dans la bouche. Attention cependant aux risques de carries car la réalité, souvent cruelle, finit par parasiter le rêve.