Archives du mois : février 2025


Les Yeux de Feu

Classique mineur de la folk horror, « Les yeux de feu » (Avery Crounse, 1983) est unique en son genre, une œuvre née de l’esprit sincère et non formaté d’un photographe aguerri doublé d’un réalisateur débutant. Totalement en marge de l’épouvante des années quatre-vingts, le film a été restauré et ressorti pour la première fois par Severin en 2021. Invisible en France autrement qu’en VHS, il bénéficie aujourd’hui grâce à Rimini d’une belle édition Blu-ray / DVD comprenant la version cinéma et la director’s cut.

Une jeune femme rousse avec des plumes dans les cheveux, l'air débraillé, est assise contre le tronc d'un arbre sur lequel des visages semblent s'animer ; scène du film Les yeux de feu.

Un vieil homme cache son visage avec ses mains, semblant vouloir éviter les rayons du soleil qui paraissent commencer le consumer ; plan du film Cronos.

Cronos

A quoi reconnaît-on un grand premier film ? Celui d’un futur grand cinéaste ? Probablement, dans une (re)découverte à rebours, dans l’articulation claire entre des références savamment invoquées, et les éléments théoriques et cinématographiques qui seront les marqueurs forts d’une filmographie. Mise en pratique avec un cinéaste qui nous est cher, dont le premier film sort pour la première fois en salle et bientôt en vidéo dans une nouvelle restauration 4K : Cronos par Guillermo Del Toro.


[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

Mark Wahlberg tout sourire dans la cabine du bateau de Vol à haut risque.

Vol à haut risque

Presque dix ans après le très réussi « Tu ne tueras point » (2016), Mel Gibson signe enfin son retour derrière la caméra avec son sixième film en tant que réalisateur : « Vol à haut risque »(2025). Exit les récits épiques et/ou bibliques, Mad Mel s’attèle cette fois-ci à un actioner tout droit sorti des années 90.


In a Violent Nature

Si le slasher semble avoir livré tous ses ressorts et possibilités depuis cinquante ans, de « Halloween » (John Carpenter, 1978) à « Thanksgiving » (Eli Roth, 2023) en passant par « Scream » (Wes Craven, 1996), des réalisateurs tentent parfois de faire un petit pas de côté pour analyser le genre. C’est le cas de « In a Violent Nature » (Chris Nash, 2025), tout juste auréolé du Grand Prix à Gérardmer, qui débarque enfin en France via la plateforme Insomnia.

Le tueur du film In a Violent Nature, vu de dos, déambulant dans la forêt.