1964


L’empreinte de Frankenstein

Des sept réalisations que la Hammer consacrera au baron Frankenstein entre 1957 et 1974, deux ne seront pas l’œuvre de Terence Fisher. « L’empreinte de Frankenstein » (Freddie Francis, 1964) est le premier d’entre eux et se différencie nettement de ses prédécesseurs. Elephant Films ressort aujourd’hui cette aventure quelque peu atypique du démiurge monomaniaque.

Frankenstein joué par Peter Cushing dans son laboratoire, devant sa créature encore endormie dans une boite en verre, entouré de tubes et d'objets scientifiques.

Image en noir et blanc d'une jeune femme blonde à moitié dans l'ombre qui a l'air effrayé.

Meurtre par procuration

Parallèlement à ses iconiques films de monstres, la Hammer a également produit des œuvres de science-fiction, d’aventure ou encore des thrillers. C’est dans ce dernier genre que le scénariste Jimmy Sangster va notamment s’illustrer avec des intrigues qu’Alfred Hitchcock n’aurait pas rejetées, à l’instar de « Meurtre par procuration » (Freddie Francis, 1964). Elephant Films ressort aujourd’hui ce petit film en noir et blanc, bien ficelé et pas si prévisible qu’il n’en a l’air.


Hommes, porcs & loups

Polar violent, furieux et contestataire, aussi désabusé que maussade et rance, Hommes, porcs & Loups (Kinji Fukasaku, 1964) a fait l’objet d’une sortie en Blu-Ray, jusqu’ici inédit en France : critique d’un yakuza eiga pour public averti.

Kin'ya Kitaōji est assis au premier plan, l'air renfrogné ; à droite, le visage d'un de ses amis, de profil, en amorce ; au second plan, Ken Takakura, assis lui aussi, tient sa veste sur l'épaule, et regarde Kitaōji par dessus son épaule, dans une attitude désinvolte, avec des lunettes de soleil ; plan issu du film Hommes, porcs & loups.

Plan rapproché-épaule en contre-plongée sur le combattant du film Tuer de Kenji Misumi,n concentré, sous un ciel bleu sombre.

Kenji Misumi, la lame à l’œil

The Jokers Films égaie notre rentrée avec la ressortie au cinéma de quatre films de Kenji Misumi dans un seul et même corpus : La Légende de Zatoichi, le masseur aveugle (1962), Tuer (1962), Le Sabre (1964) et La Lame diabolique (1965). Choix plutôt logique, les œuvres sont effectivement toutes traversées par la thématique du sabre et de ses effets néfastes sur les bretteurs et ceux qui les entourent. L’occasion de parler de ces sublimes films et de la carrière de celui qui était surnommé “ko-Mizoguchi” (le petit Mizoguchi).


2000 Maniacs

Lorsque l’on évoque le cinéma d’horreur indépendant des années 60, un nom revient presque systématiquement : Herschell Gordon Lewis, le « père du gore » à qui l’on doit moult films fauchés, outranciers et provocateurs. L’un de ses plus emblématiques, « 2000 Maniacs » (1964), vient d’être réédité chez ESC…

Deux hommes tiennent une femme horrifiée allongée sur une table, dont l'un des bras a été arraché ; scène du film 2000 maniacs.

Plan rapproché-épaule sur Barbara Steele, troublée, avec des parures de noble sur la tête, dans le film La sorcière sanglante.

La sorcière sanglante

Tandis que s’achève une rétrospective à la Cinémathèque Française, Artus Films met à l’honneur Antonio Margheriti (ou Anthony Dawson, entre moult autres) avec une belle édition de La sorcière sanglante (1964), à n’en pas douter un des meilleurs films d’un faiseur de séries B prolifique.