Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Blood Feast

Début juillet est sortie une édition collector chez ESC de « Blood Feast » (1963, Herchell Gordon Lewis) l’occasion de revenir sur le « premier film gore de l’histoire du cinéma », qui en vient à re-questionner la place laissée à l’infusion de sang dans une période post-Code Hays.

Trois hommes, sur une scène avec des rideaux oruges, découpent le corps d'une femme posée sur une table en bois ; scène du film Blood Feast.

Deux voitures entrent en collision dans le film Provincia Violenta.

Provincia violenta

Après « Roma Violenta » (Marino Girolami, 1975), « Napoli Violenta » (Umberto Lenzi, 1976) ou « Milano Violenta » (Mario Caiano, 1976), voici « Provincia Violenta » (Mario Bianchi, 1978) qui surfe en fin de vague sur le genre poliziottesco italien et que se charge de rééditer Le Chat qui fume. Une série Z comme on les aime… Ou pas.


May

Avant d’être un film de genre, « May » (Lucky McKee, 2002) raconte l’histoire simple d’une jeune femme perfectionniste et un peu dérangée qui manque cruellement d’affection. Lent et peu spectaculaire, le film a tout pour faire fuir les amateurs de splatter horror. Mais pour peu qu’on s’y laisse prendre, il peut semer le trouble tout aussi efficacement… De fil en aiguille.

Angela Bettis se maquille en contre-jour, le visage éclairé par une brutale lumière jaune dans le film May.

Gros plan sur le visage de Jenny Tamburi, en tenue de deuil, dont le chapeau lui couvre une moitié un oeil ; issu du film Le sourire de la hyène.

Le sourire de la hyène

L’éditeur Le Chat qui fume poursuit son entreprise de réhabilitation de films méconnus en proposant Le Sourire de la Hyène (Silvio Amadio, 1972), thriller érotique aux qualités évidentes qui analyse les relations et méfaits d’individus motivés par la cupidité. Un jeu de manipulations solide que cette nouvelle édition Blu-Ray vient sublimer.


Le vampire et le sang des vierges

En 1967, la compagnie Hammer reste pour quelques années encore maîtresse incontestée de l’épouvante. Si l’Italie parvient toujours à la concurrencer sur le créneau de l’horreur gothique, avec notamment » Opération peur »  (Mario Bava, 1966), aucun autre pays ne fait le poids. « Le vampire et le sang des vierges » (Harald Reinl, 1967), réalisé en Teutonie, fait donc figure de bizarrerie.

Christopher Lee en vampire à à la peau grise recule face au chapelet qui est brandi face à lui ; scène du film Le vampire et le sang des vierges.

Gros plan sur l’œil noir d'une jeune femme ; issu du film de Lucio Fulci, Aenigma.

Aenigma

Laissez-vous happer par l’atmosphère onirique et brumeuse de ce qui est certainement l’une des dernières pépites dans la filmographie de Lucio Fulci. En effet, « Aenigma » (1987) ressort dans une édition Blu-Ray chez Le Chat qui fume, l’occasion de plonger dans cet univers si particulier, afin d’y voir une autre facette du cinéaste, loin de l’étiquette du papa gore qu’on lui a si souvent collée.