Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Détour mortel

Sorti au croisement de l’âge d’or du slasher des années 90 et de celui du torture porn des années 2000, « Détour mortel » (Rob Schmidt, 2003) n’avait pas convaincu grand monde en son temps. Mais une nouvelle édition signée ESC permettra peut-être de réévaluer ce film qui sera suivie de cinq suites et d’un remake…

Eliza Dushku à l'affût dans la forêt, ne remarque pas le monstre à apparence humaine qui la regarde derrière son épaule dans le film Détour mortel.

Un rasoir s'approche de la bouche apeurée d'une jeune victime, en gros plan, dans le film La maison au fond du parc.

La maison au fond du parc

Le Chat qui fume propose régulièrement de redécouvrir des pépites oubliées – on en a chroniqué un certain nombre dans les pages de Fais Pas Genre – mais parfois, en piochant dans le saladier, on tombe sur un fruit avarié. Ici, c’est La Maison au fond du parc (Ruggero Deodato, 1980) qui nous aura vite écœurés…


Body Trash

La ozploitation dans toute sa splendeur nous est proposée dans ce film réédité chez Rimini. « Body Trash » (Philip Brody, 1993) est à ranger de petits classiques du genre comme « Fair Game » (Mario Andreacchio, 1986) ou « Braindead » (Peter Jackson, 1992). Très loin d’être parfait, ce petit body horror tel qu’on les aime entre amis n’a jamais paru si beau…

Deux agents municipaux chargés du nettoyage regardent l'objectif : bodybuildés, ils portent un marcel aux couleurs de leur ville et des lunettes de soleil, leurs balais dans les mains ; scène du film Body trash.

Plan en contre-plongée sur une jeune femme blonde, portante un serre-têtes imitant des bois de cerf ; derrière elle une forêt dans une légère brume bleutée ; plan issu du film La nuit des maléfices.

La nuit des maléfices 1

Titre assez méconnu dans le genre du folk-horror, « La nuit des maléfices » (Piers Haggard, 1971) est une véritable plongée subversive et sordide dans l’Angleterre rurale du XVIIIe siècle. Rimini Editions nous offre une ressortie Blu Ray pour (re)découvrir cette œuvre ô combien dérangeante. Alors fuyez les bancs du catéchisme, il est grand temps de s’adonner à deux ou trois rites sataniques.


Sauvages

Nominé au César du meilleur film d’animation cette année, le nouveau film de Claude Barras, huit ans après « Ma vie de Courgette » (2016), prouve que l’attente en valait la peine. « Sauvages ! » (2024), que Blaq Out édite en Blu-Ray, est une petite merveille de fable écologique et une œuvre à la poésie singulière qui n’oublie ni l’humour, ni l’aventure…

Un visage de femme aux yeux clos est tailé dans une montagne sur laquelle coule une cascade, dans le film d'animation Sauvages.

Un homme à tête de chien hurle dans la nuit, dans un jardin, dans le film The Borrower.

The Borrower

Peut-on réaliser un film sur un postulat aussi maigre que « pour survivre, un extra-terrestre banni sur Terre doit régulièrement changer de tête, au sens propre » ? John McNaughton répond par l’affirmative et prouve que, s’il est difficile d’en faire un chef d’œuvre, on peut néanmoins exploiter décemment l’idée avec un peu d’humour noir et d’hémoglobine : critique de « The Borrower » (1991) disponible chez Video Popcorn Editions.