Entretiens

Avant de s’appeler « Fais pas Genre » on s’appelait « Intervista » et intervista ça veut dire Interview. C’est donc ici que vous trouverez nos interviews, entretiens ou compte rendus de masterclass.


[Entretien] Michael Ironside, légende du cirque

De toutes les personnalités avec qui l’on a eu l’occasion de s’entretenir jusqu’alors sur Fais pas Genre, Michael Ironside est certainement celui qui s’apparente le plus à ce qu’on appelle communément une légende. Si cet acteur a marqué notre génération de cinéphiles, c’est – fait notoire – essentiellement dans des seconds rôles marquants voir cultes, dans des films qui le sont tout autant : de « Scanners » (David Cronenberg, 1981) à « Top Gun » (Tony Scott, 1986) en passant par « Total Recall » (Paul Verhoeven, 1990) et « Starship Troopers » (Paul Verhoeven, 1997). Une carrière difficile à résumer à ces quatre rôles puisque le bonhomme a oeuvré sur plus de 300 films dont récemment le très fun « Turbo Kid » (RKSS, 2015). S’il était impossible de revenir en détails sur l’ensemble de sa carrière à moins de l’accaparer pendant quatorze heures, il a accepté de se livrer sans filtre sur son expérience au sein de l’industrie cinématographique qu’il appelle « le cirque ».

Michael Ironside dans Scanners de David Cronenberg

Un aborigène montre une direction à deux enfants blancs, dans le bush du film La Randonnée, présenté dans Down Under Moviez.

[Entretien] Julien Savès & Julien Beaunay, sortir le cinéma australien du bush

Avec « Down Under Moviez », récemment paru aux éditions Aardvark, Julien Savès et Julien Beaunay, – ainsi qu’Élise Girard, arrivée en cours de route dans l’écriture du livre –, nous embarquent pour un voyage passionnant sur les terres brûlantes du cinéma australien. De « La Randonnée » (Nicolas Roeg, 1971) aux petites productions contemporaines, des plages de l’Ozploitation aux rivages du cinéma d’auteur, leur livre dessine, sur plus de cinq cents pages, la cartographie d’un continent cinéphile oublié, où se rejouent les mythes d’un pays, ses fantômes et ses marges. Rencontre avec deux explorateurs d’un cinéma encore trop méconnu en France.


[ENTRETIEN] Sébastien Gayraud & Maxime Lachaud, au-delà du pur et de l’impur

Avec la réédition en novembre 2024 de leur ouvrage « Mondo Movies Reflets dans un œil mort » paru chez l’éditeur Potemkine, le duo d’auteurs nous plonge dans l’exotisme subversif du mondo, genre cinématographique souvent décrié et jamais égalé qui pousse le spectateur curieux à regarder en face un monde chaotique et violent empreint parfois d’une tendre folie et d’une certaine poésie macabre.

Un cortège d'enfants reprenant le calvaire de Jésus issu du film Mondo cane.

William Friedkin L'Exorciste

[Entretien] Jean Decré, en tête à tête avec Friedkin

Enfin un documentaire biographique pas comme les autres ! Pour sa première réalisation non-fictionnelle, Jean Decré s’éloigne des conventions du format et nous propose avec « William Friedkin, cinéaste au cœur des ténèbres » (2025) une vision très personnelle d’une des figures les plus fascinantes du Nouvel Hollywood. Grâce à son utilisation audacieuse des images d’archives et son regard aguerri de monteur, le réalisateur parvient à cerner la personnalité de cet artiste hors normes qu’est William Friedkin tout en préservant son mystère. Entretien dans les coulisses de fabrication de ce petit miracle disponible dès à présent sur la chaîne Ciné+.


[Entretien] Ovidie, permuter les genres

Réalisatrice, scénariste, actrice, écrivaine, docteure en lettre, journaliste… Ovidie décortique les multiples facettes de la sexualité à travers un large éventail de formats : essais percutants, podcasts intimistes, documentaires révélateurs, en prise de vues réelles comme en animation, et maintenant une série de fiction : Des gens bien ordinaires (2022) marque son entrée fracassante en tant que réalisatrice de cinémas de genre — une dystopie naturaliste grinçante dans un monde du porno inversé, dominé par les femmes, et un contre-pied assumé, librement inspiré de sa propre expérience dans le milieu.

Dessin représentant le visage d'Ovidie "retouché" par des mains gantées de chirurgien, approchant scalpel et autres outils médicaux.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.