wake in fright


[Entretien] Julien Savès & Julien Beaunay, sortir le cinéma australien du bush

Avec « Down Under Moviez », récemment paru aux éditions Aardvark, Julien Savès et Julien Beaunay, – ainsi qu’Élise Girard, arrivée en cours de route dans l’écriture du livre –, nous embarquent pour un voyage passionnant sur les terres brûlantes du cinéma australien. De « La Randonnée » (Nicolas Roeg, 1971) aux petites productions contemporaines, des plages de l’Ozploitation aux rivages du cinéma d’auteur, leur livre dessine, sur plus de cinq cents pages, la cartographie d’un continent cinéphile oublié, où se rejouent les mythes d’un pays, ses fantômes et ses marges. Rencontre avec deux explorateurs d’un cinéma encore trop méconnu en France.

Un aborigène montre une direction à deux enfants blancs, dans le bush du film La Randonnée, présenté dans Down Under Moviez.

Quatre chasseurs traversent le désert en voiture, hilares, dans le film Wake in Fright.

Wake in Fright

1971. Ted Kotcheff réalise son œuvre maitresse. Wake in Fright. Adaptation dérangeante du livre de Kenneth Cook, à la limite du supportable. Errance, vacuité et ivresse. Coup de projecteur sur la plus aigre gueule de bois de l’histoire du cinéma dont on vous parle dans le cadre de notre calendrier de l’avent, car oui, le film se déroule à Noël. 


Fair Game 1

Édite récemment par Le Chat qui Fume, Fair Game de Mario Andreacchio, série B australienne du milieu des années 80, veut se placer dans la droite lignée de glorieux aînées – Mad Max (George Miller, 1979) et Wake in Fright (Ted Kotcheff, 1971) en tête – sans pour autant atteindre leur puissance de frappe. Il n’en reste pas moins un film d’action efficace, fauché mais souvent inspiré, gagnant en subtilité par son beau personnage féminin […]

Cassandra Delaney dans le film Fair Game de 1986 (critique)