Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


Eolomea

Largement méconnue, la science-fiction du bloc soviétique n’a longtemps fait que de rares incursions plus ou moins notables à l’Ouest. De nombreux films sont ainsi restés inédits avant que quelques éditeurs courageux comme Artus ne se lancent dans la redécouverte de ce patrimoine par bien des aspects incontournable du cinéma mondial : on commence avec Eolomea, réalisé par Herrmann Zschoche en 1972.

L'astronaute du film Eolomea regarde décoller un petit navire spatial juste devant lui.

Plan d'ensemble sur les invités d'une soirée costumée, tous face à l'objectif, dans le film Action Mutante.

Action Mutante

Produite par les frères Almodovar, cette singularité filmique espagnole connaît enfin le sort qu’elle mérite : une sortie en Blu-Ray et Blu-Ray Ultra-HD chez Le Chat Qui Fume. Comédie noire de science-fiction, dystopie déjantée, film d’action futuriste pamphlétaire… Action Mutante (Álex de la Iglesia, 1993) est tout cela à la fois et unique en son genre.


Rawhead Rex, le monstre de la lande

Avant de connaître la célébrité en réalisant « Hellraiser » (1987), Clive Barker, outre ses activités de romancier, a exercé sa plume comme scénariste sur « Transmutations » (1985) et « Rawhead Rex » (1986) laissant à George Pavlou le soin de se coller à la réalisation de ces deux films. Déçu par le premier, Barker va néanmoins scénariser le second, convaincu par les arguments de Pavlou et n’ayant de toute manière rien d’autre à se mettre sous la dent.

Un prêtre brandit un crucifix dans une église ; à ses côtés un autre prêtre apeuré en train de hurler ; scène du film Rawhead Rex le monstre de la lande.

Ursula Andress accroupie en tenue d'exploratrice dans la jungle, à l'affût, dans le film La montagne du Dieu Cannibale.

La Montagne du Dieu Cannibale

Sorti en 2006 chez feu Neo Publishing, notre DVD de La montagne du dieu cannibale (Sergio Martino, 1978) commençait à présenter de sérieux signes d’usure à force d’être lu et relu par nos yeux avides à la fois de scènes gores assez crues pour l’époque et des formes généreuses d’Ursula Andress. Grâce à Artus Films, ce film auréolé de controverses a droit enfin à une sortie en haute définition dans un joli combo Blu-ray / DVD.


L’Avion de l’Apocalypse

Umberto Lenzi n’est pas réputé pour verser dans l’horreur, mais que voulez-vous ma p’tite dame, au début des années quatre-vingts et du déclin du cinéma populaire italien, il faut bien s’adapter à la demande. Entre deux films de cannibales – une « mode » lancée par Cannibal Holocaust (Ruggero Deodato) en 1980 – il réalise L’avion de l’apocalypse (1980), emballé par Artus dans un bien joli coffret Blu-ray/DVD. Mine de rien, cette très modeste série B encensée par Quentin Tarantino fait figure d’OVNI dans le genre usé jusqu’à la corde des histoires de zombies.

L'Avion de l'apocalypse Umberto Lenzi Hugo Stiglitz

Vus de l'intérieur d'une large grotte, sept anges, en contre-jour, portent un huitième avec des cordes, beaucoup plus bas, sous un ciel orangé ; plan du film d'animation Les maîtres du temps.

Les Maîtres du Temps

En 1973, La planète sauvage , Prix spécial du jury à Cannes, révèle René Laloux au grand public. Bien que la production de ce film d’animation fut un parcours du combattant pour son réalisateur et que, de son point de vue, c’est plutôt Roland Topor qui en récolta la gloire, il n’en est guère échaudé et va se lancer dans un nouveau projet fou : adapter les autres romans de Pierre Pairault, alias Stefan Wul, pour la télévision.