Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


The Borrower

Peut-on réaliser un film sur un postulat aussi maigre que « pour survivre, un extra-terrestre banni sur Terre doit régulièrement changer de tête, au sens propre » ? John McNaughton répond par l’affirmative et prouve que, s’il est difficile d’en faire un chef d’œuvre, on peut néanmoins exploiter décemment l’idée avec un peu d’humour noir et d’hémoglobine : critique de « The Borrower » (1991) disponible chez Video Popcorn Editions.

Un homme à tête de chien hurle dans la nuit, dans un jardin, dans le film The Borrower.

Plan d'ensemble sur un dîner, dans une vieille salle aux piliers anciens, semble-t-il dans un château, où on ne trouve que des femmes, dans le film La résidence.

La Résidence

Scénariste et réalisateur pour la télévision espagnole, Narciso « Chicho » Ibáñez Serrador a plusieurs fois taquiné le grand écran avec succès. Si Les révoltés de l’an 2000 (1976) constitue son œuvre la plus aboutie et la plus célébrée, il serait impensable de ne pas évoquer La résidence (1969), sorte de giallo à tendance slasher mâtiné d’une atmosphère gothique à la Hammer Films. Grâce à l’éditeur Sidonis Calysta, il est désormais possible de savourer ce petit bijou dans une version entièrement restaurée.


I Spit on Your Grave

Archétype du Rape and Revenge, ce sous-genre souvent crapuleux du cinéma d’exploitation, I Spit On Your Grave (Meir Zarchi, 1978) est le film de la controverse. ESC Editions lui donne aujourd’hui un réceptacle à la hauteur des remous qu’il suscite depuis près d’un demi-siècle : une « Cult Edition » composée d’un Blu-Ray ultra-haute définition, de deux autres disques contenant entre autres une version VHS d’époque et de nombreux compléments, ainsi qu’un livret, une affiche et des photos.

La jeune victime du film I spit on your grave rampe vers un téléphone, sur une moquette, blessée.

Une jeune femme rousse avec des plumes dans les cheveux, l'air débraillé, est assise contre le tronc d'un arbre sur lequel des visages semblent s'animer ; scène du film Les yeux de feu.

Les Yeux de Feu

Classique mineur de la folk horror, « Les yeux de feu » (Avery Crounse, 1983) est unique en son genre, une œuvre née de l’esprit sincère et non formaté d’un photographe aguerri doublé d’un réalisateur débutant. Totalement en marge de l’épouvante des années quatre-vingts, le film a été restauré et ressorti pour la première fois par Severin en 2021. Invisible en France autrement qu’en VHS, il bénéficie aujourd’hui grâce à Rimini d’une belle édition Blu-ray / DVD comprenant la version cinéma et la director’s cut.


[Lecture] Le Cinéma de Frankenstein

En cinquante ans et quelques, Jean-Pierre Andrevon est devenu une institution respectée de la science-fiction française. Écrivain, critique, mais aussi animateur radio, il a marqué la littérature de l’imaginaire depuis son premier roman « Les Hommes-machines contre Gandahar » jusqu’à ce tour d’horizon consacré à Frankenstein et à sa créature, édité par Lettmotif.

Plan rapproché-épaule sur le monstre de Frankenstein en noir et blanc, le regard vide, le visage éclairée par le bas par une violente lueur.

L'équipage du film Dans la poussière des étoiles, avec leur combinaison de cuir rouge, entre dans une salle du vaisseau, les uns tous debout à côté des autres.

Dans la poussière des étoiles

Dix ans après le premier space opera est-allemand, L’étoile du silence (Kurt Maetzig, 1960), Gottfried Kolditz réalise Signal, une aventure dans l’espace. Cette coproduction germano-polonaise contient déjà les thématiques caractéristiques qu’on retrouvera quelques années plus tard dans son second film de science-fiction, ultime production est-allemande dans le genre, Dans la poussière des étoiles.