Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


The History of Metal and Horror

Cela semble évident énoncé ainsi, mais l’horreur graphique et la musique métal ont toujours entretenu de solides affinités, même s’il n’est pas si fréquent d’entendre le vrombissement d’un riff ravageur dans les bandes originales des films de ce genre. Ce lien de parenté, exposé avec humour par Gojira lors de la cérémonie d’ouverture des JO, est débattu en long et en large par les intervenants du documentaire de Mike Schiff, The History of Metal and Horror (2022) actuellement disponible sur la plateforme Shadowz.

Le réalisateur Mike Schiff de The history of metal and horror pose avec Alice Cooper.

Un Quetzalcóatl géant au-dessus des buildings dans le film Épouvante sur New York.

Épouvante sur New York

Après « Meurtres sous contrôle » (1976), Rimini poursuit sa réédition des films de Larry Cohen avec « Épouvante sur New York » (1982) dans un joli combo DVD/Blu-ray agrémenté d’un livret de 24 pages signé Marc Toullec. Mêlant horreur, fantastique et science-fiction, ce petit bijou est un véritable manuel de la débrouille à destination des réalisateurs désargentés.


La malédiction des morts-vivants

La tétralogie des Templiers de Amando de Ossorio fait partie des incontournables du cinéma d’horreur espagnol des années soixante-dix qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, fut l’un des plus prolifiques entre 1968 et 1975. Reprenant quelques grandes lignes de l’histoire, Raffaele Picchio tente l’hommage dans La malédiction des morts-vivants (2020), édité pour la première fois chez nous par Le Chat Qui Fume.

Gros plan sur un squelette angoissant, portant une fine barbe grise cape noire, dans le film La Malédiction des morts-vivants.

Gros plan sur le monstre du film The Nest.

The Nest

Premier long-métrage de Terence H. Winkless, « The Nest » (1988) est parfois connu en France sous le nom de « Voyage au bout de l’enfer », un titre passe-partout beaucoup moins parlant que l’original qui signifie « Le Nid ». Le Chat Qui Fume offre aujourd’hui un Blu-ray mérité à cette petite production Corman certes typique de l’époque mais pas tout à fait comme les autres.


Sans un bruit : Jour 1

John Krasinski ouvrait son « Sans un bruit 2 » (2020) par l’arrivée brutale de le menace extra-terrestre, puis reprenait le récit là où il l’avait laissé à la fin du premier volet. Dans cette préquelle, Michael Sarnoski, qui s’est distingué avec « Pig » en 2021, développe les événements qui ont déclenché l’apocalypse et ont réduit l’Humanité à un silence forcé.

Au milieu d'une foule sous un ciel qui brûle, une jeune femme porte les mains à sa bouche, apeurée ; scène du film Sans un bruit : jour 1.

Le problème à trois corps netflix

Le Problème à trois corps • Saison 1

Lorsque David Benioff et Daniel Brett Weiss, les créateurs de la série Le trône de fer (2011-2019), ont annoncé, avec Alexander Woo, l’adaptation d’un roman de hard science multi-primé, les amateurs de ce type bien spécifique de science-fiction ont légitimement pu avoir des sueurs froides. En effet, transposer un genre plutôt aride et pointu en un spectacle grand public accessible au quidam peut signifier pour le puriste un intolérable abâtardissement de l’œuvre.