Archives de l’année : 2024


La Mort en Direct

Pour inaugurer notre dossier consacré aux petites pépites oubliées du cinéma de genre français, nous vous invitons à (re)découvrir La Mort en direct (Bertrand Tavernier, 1980). Un film pour le moins visionnaire dans tout ce qu’il présage de l’évolution de la télévision et qui, à l’aune des années 2020, prend un relief tout particulier.

Romy Schneider, toute petite avec l'effet de perspective écrasée de la plongée et du cadrage, observe une gigantesque publicité à son visage, dans le film La mort en direct.

Monstres : L’Histoire de Lyle et Erik Menendez

L’inarrêtable Ryan Murphy vient ajouter une pierre de plus à son anthologie dédiée aux Monstres (R. Murphy & Ian Brennan, depuis 2022) hantant la rubrique des faits divers américains. Après une première saison consacrée à Jeffrey Dahmer et avant une troisième d’ores et déjà annoncée s’intéresser à Ed Gein, cette seconde histoire décrypte l’histoire des frères Menendez, auteurs d’un troublant parricide.

Les deux jeunes héros de la série Monsters attendent sur un lit de chambre d'hôtel ; l'un est allongé sur le côté, se tenant sur l'avant-bras, l'autre allongé sur le dos, regardant le plafond.

Jean-Claude Van Damme hurle sa victoire, torse nu et saignant du nez dans le film Bloodsport.

Bloodsport

Pour les amateurs de castagne au ralenti, c’est Noël avant l’heure avec la réédition en UltraHD de Bloodsport, tous les coups sont permis (Newt Arnold, 1988) chez ESC. L’occasion de redécouvrir le premier véritable succès de Jean-Claude Van Damme chez l’Oncle Sam, vestige de la Cannon, la boite de production de Menahem Golan et Yoram Globus.


Miséricorde

On avait laissé Alain Guiraudie à Clermont-Ferrand dans l’inégal Viens, je t’emmène, délire un peu grisâtre sur fond de paranoïa sécuritaire. De prime abord, Miséricorde semble renouer avec l’économie narrative de L’inconnu du lac (2013) : un jeune homme revient dans le village de son enfance, provoquant de vieilles rancoeurs et une improbable circulation de désirs. Si tout est en place pour un Guiraudie habituel, le cinéaste brouille les pistes et parvient encore à surprendre.

Un jeune homme perdu dans une forêt brumeuse... Scène du film Miséricorde d'Alain Guiraudie.

Dans une pièce plongée dans une lumière rouge, et sur un fond représentant une multitude de visages de mannequins, John Cho enlace sa compagne, la mine soucieuse ; plan du film L'I.A. du mal.

L’I.A du mal

Après « Les Cartes du mal » (Anna Halberg & Spencer Cohen, 2024), les ténèbres continuent de se répandre sur nos écrans avec « L’I.A. du mal » (Chris Weitz, 2024). Aucun rapport entre les deux films sinon le manque d’originalité des distributeurs français en matière de titre, mais la promesse d’un visionnage poilant et décérébré. À moins que Jason Blum, qui produit le bousin, ait décidé de nous faire réfléchir un peu pour une fois…