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Miséricorde

On avait laissé Alain Guiraudie à Clermont-Ferrand dans l’inégal Viens, je t’emmène, délire un peu grisâtre sur fond de paranoïa sécuritaire. De prime abord, Miséricorde semble renouer avec l’économie narrative de L’inconnu du lac (2013) : un jeune homme revient dans le village de son enfance, provoquant de vieilles rancoeurs et une improbable circulation de désirs. Si tout est en place pour un Guiraudie habituel, le cinéaste brouille les pistes et parvient encore à surprendre.

Un jeune homme perdu dans une forêt brumeuse... Scène du film Miséricorde d'Alain Guiraudie.

Rester Vertical

Parce qu’il a aussi sa place (indéniable) sur Fais Pas Genre, l’intrigant Rester Vertical et Alain Guiraudie montrent qu’en France aussi, on sait faire un cinéma singulier et éloigné de nos propres clichés. A l’horizontale Dire qu’Alain Guiraudie a «une patte » est un doux euphémisme, face à la neurasthénie CSP +++ parisianno-centrée de la majorité des films français dont les affiches trônent à l’entrée des salles. Depuis Ce vieux rêve qui bouge jusqu’à L’inconnu du […]