max von der groeben


Hinterland

On connaît Stefan Ruzowitzky, artisan régulier du cinéma de genre, qui manie aussi bien le scalpel que l’Histoire. Avec Anatomie (2000) et sa suite logiquement baptisée Anatomie 2 (2003), il nous plongeait déjà dans des conspirations médicales aussi sombres que carabinées. Mais c’est surtout grâce aux Faussaires (2007) – Oscar du meilleur film étranger en 2008 – qu’il s’est imposé sur la scène internationale. Inspiré de la véritable histoire d’Adolf Burger, faussaire juif contraint par les nazis d’inonder la Grande-Bretagne de faux billets, le film conjuguait critique politique et mémoire historique. Avec Hinterland (2021), Ruzowitzky semble vouloir marier ses deux terrains de prédilection : le macabre et l’exploration critique de l’histoire austro-allemande.

Un homme vu de dos fait face à un bâtiment viennois, de nuit, avec un peu de pluie, une ambiance angoissante, dans le film Hinterland.