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La femme à abattre

Si cela vous manquait de voir Humphrey Bogart marcher dans une brume inquiétante, clope au bec, tentant de dénouer les fils du mal, remerciez Rimini Éditions : « La femme à abattre » (1951) fait l’objet d’une édition Blu-Ray. De quoi porter à l’amateur du film noir, et dans une restauration impeccable, une étonnante incarnation du genre, entamée par Bretaigne Windust mais achevée par la pointure Raoul Walsh.

Humphrey Bogart interroge un gangster dans le film La femme à abattre.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.


Une jeune femme blonde, l'air somnambule, regarde au loin, les cheveux au vent ; nous la voyons à travers un étrange tronc d'arbre fantastique ; plan issu du film La tour du diable.

La Tour du diable

En ressortant une double édition DVD et Blu-Ray de La Tour du Diable (Jim O’Connolly, 1972), Rimini Éditions déterre pour nous une série B devenue un classique underground du cinéma d’horreur britannique. Notamment prisé pour sa scène d’ouverture qui hante les esprits et son habileté à jouer avec la linéarité du récit, le film peine cependant à surprendre les spectateur.trices, s’enlise parfois dans les clichés du genre, et manque finalement d’un je-ne-sais-quoi pour réellement nous ensorceler…


Body Trash

La ozploitation dans toute sa splendeur nous est proposée dans ce film réédité chez Rimini. « Body Trash » (Philip Brody, 1993) est à ranger de petits classiques du genre comme « Fair Game » (Mario Andreacchio, 1986) ou « Braindead » (Peter Jackson, 1992). Très loin d’être parfait, ce petit body horror tel qu’on les aime entre amis n’a jamais paru si beau…

Deux agents municipaux chargés du nettoyage regardent l'objectif : bodybuildés, ils portent un marcel aux couleurs de leur ville et des lunettes de soleil, leurs balais dans les mains ; scène du film Body trash.

Plan en contre-plongée sur une jeune femme blonde, portante un serre-têtes imitant des bois de cerf ; derrière elle une forêt dans une légère brume bleutée ; plan issu du film La nuit des maléfices.

La nuit des maléfices 1

Titre assez méconnu dans le genre du folk-horror, « La nuit des maléfices » (Piers Haggard, 1971) est une véritable plongée subversive et sordide dans l’Angleterre rurale du XVIIIe siècle. Rimini Editions nous offre une ressortie Blu Ray pour (re)découvrir cette œuvre ô combien dérangeante. Alors fuyez les bancs du catéchisme, il est grand temps de s’adonner à deux ou trois rites sataniques.