Analyses

Coup de gueule, réponse, contribution à une polémique, ou réflexion autour d’une tendance, cette rubrique regroupe des articles aux humeurs aussi diversifiées que leurs sujets.


King Hu et le film d’auberge

A l’occasion de la ressortie en Blu-Ray en ce mois de juin par Metropolitan Filmexport de « L’Auberge du printemps » (1974), sous son mythique label HK Vidéo, revenons ensemble sur la période la plus marquante de la filmographie de King Hu : le film d’auberge.

Plan rapproché-épaule sur Shang Kuan Ling-feng, arrêtantdu bout des doigts une lame dirigée vers elle dans le film Dragon Inn de King Hu.

Un Kamen Rider tend le bras en avant comme pour empêcher que quelque chose de grave se passe ; derrière lui une moto, et de nombreux conteneurs.

Kamen Rider : les films Showa 1972-1988

Le kaiju est-il indissociable du tokusatsu ? Les super sentai utilisent-ils tous le henshin ? Profitant de la sortie chez Roboto Films du coffret Kamen Rider : les films Showa 1972-1988, nous tenterons de répondre à ces questions cruciales et de mettre en lumière un héros quasiment inconnu en France mais qui ne pâlit nullement face à ses nombreux compatriotes aux costumes chamarrés.


Willem Dafoe, métaphysique des masques

La sortie du Nosferatu de Robert Eggers est l’occasion parfaite pour parler d’un de ses acteurs fétiches, pour rendre hommage à la figure d’un comédien unique en son genre. Petite rétrospective — non-exhaustive — mythologiquement inspirée d’un masque : Willem Dafoe.


Une vieille femme nous tend dans les bras souriante, au milieu de son salon qui brûle dans le film du réalisateur de la Nouvelle Vague François Truffaut intitulé Fahrenheit 451.

La Nouvelle Vague, ou le sacrifice du cinéma de genres français

Tandis que semble émerger une nouvelle ère pour le cinéma de genre français, et que nous arrivons au terme de notre dossier d’automne sur les pépites oubliées des 80’s, nous plonger dans cette décennie avec l’œil de l’archéologue critique nous a fait remettre quelques trucs en perspective. Il en ressort une hypothèse : et si la Nouvelle Vague avait été le point de départ et la principale responsable du manque de considération du cinéma de genres de nos contrées ?


Tom Hardy, à visage couvert

Alors que vient de sortir en salles « Venom, The Last Dance » (Kelly Marcel, 2024) troisième volet d’une dispensable saga spin-off de l’univers étendu consacré à l’homme-araignée, nous profitons du momentum pour s’intéresser au cas Tom Hardy et à l’une des constantes de sa filmographie : avancer masqué.

Tom Hardy accroché à une voiture traversant le désert en trombe dans Mad Max : Fury Road.

Joaquin Phoenix en Bobby Green dans La nuit nous appartient, assis contre un mur tout en vitre ; il porte une veste cuire, les cheveux gominés, et dirige son regard devant lui, sérieux.

Joaquin Phoenix, autopsie d’une cicatrice

Bientôt quarante ans que Joaquin Phoenix se constitue l’une des filmographies les plus impressionnantes du tout Hollywood, et bientôt quarante ans qu’il continue d’interroger ; derrière ces personnages souvent névrosés, qui se cache derrière cette cicatrice ? En creusant, la filmographie de l’acteur ressemble à une longue errance dans les traumatismes de sa jeunesse.