Jean Stefanelli


A propos de Jean Stefanelli

Élevé dans une maison où l'on déguste des têtes de veaux sauce gribiche au doux son des bols tibétains, Jean a réussi à trouver son équilibre en matant 10 fois par semaine l'intégrale des contes de la crypte. Ses cheveux d'immigré italien se dressèrent sur sa tête le jour où il découvrit l'Enfer des Zombies de Fulci et c'est pourquoi aucune nouvelle histoire ne lui vient sans qu'il n'écoute Fabio Frizzi. Féru d'écriture et d'univers onirico-horrifiques, il réalise des films et emmerde son chef-op pour qu'il lui fasse une séquence à la De Palma dans Pulsions, mais bon, n'est pas Brian qui veut... Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riEIs


La maison aux fenêtres qui rient

Présent cette année à la Mostra de Venise avec « L’orto Americano » (2024), Pupi Avati, réalisateur ô combien prolifique, se voit restaurer l’un des films les plus marquants de sa carrière : « La maison aux fenêtres qui rient » (1976). Si vous avez découvert ce film dans sa version DVD ou VHS pour les plus malchanceux, il est grand temps de se replonger dans l’atmosphère morbide de cette perle atypique avec ce superbe Blu-Ray signé Le Chat qui Fume.

La villa du film La maison aux fenêtres qui rient sous un ciel bleu gris.

Une jeune femme accroupie au milieu de bougies, dans sa cuisine, plongée dans la pénombre, dans le film La Damnée de Abel Danan.

[Entretien] Abel Danan, héritage mystique

Après un passage au Festival de Gérardmer, « La Damnée » , premier long-métrage d’Abel Danan, arrive enfin dans nos salles obscures. À cette occasion, le réalisateur s’est confié pour Fais pas Genre, dans une ambiance folk horror marocaine au coin du feu.


Dressé pour tuer

En cette rentrée, ESC Editions sort les crocs et nous propose de (re)découvrir l’un des derniers chef-d’œuvre du grand Samuel Fuller : Dressé pour tuer (1982). Il est l’un de ces films qui ne vous laisse pas le temps de courir, qui vous attrape et vous prend à la gorge face à la dure réalité d’un racisme omniprésent. Pas de doutes, Samuel Fuller fait incontestablement partie des grands du cinéma.

Un chien blanc s'apprête à mordre une main d'homme noir dans le film Dressé pour tuer.

Deux yeux de femme vu en infrarouge dans le film Les Yeux de Laura Mars.

Les Yeux de Laura Mars

Deux ans avant « L’Empire contre-attaque » (1980), Irvin Kershner s’est attelé à la réalisation de « Les yeux de Laura Mars » (1978) d’après un scénario de John Carpenter. La plate-forme Shadowz nous permet de (re)découvrir ce film qui sous ses airs de déjà-vu, mérite que l’on s’y attarde pour sa mise en lumière des violences faites aux femmes.


Le Chat et le Canari

Vous aimez les Giallo, les whodunit, les films poussiéreux de la hammer, voire même les trois à la fois ? Ça tombe bien, Rimini Editions nous offre une version restaurée du film Le Chat et le canari (Radley Metzger, 1978), encore une curiosité du cinéma Bis tombée dans l’oubli… Mauvais timing ?

L'acteur Michael Callan un genou à terre près d'un corps gisant au sol; recouvert d'un drap blanc, dans ce qui semble être un salon en déménagement (les meubles sont aussi recouverts d'un drap blanc) ; scène du film Le chat et le canari.

Le Successeur Marc André Grondin Xavier Legrand

[Entretien] Xavier Legrand, Spirale du Tragique

Après Jusqu’à la garde (2017), Xavier Legrand revient sept ans plus tard avec Le Successeur, deuxième volet d’une trilogie sur le patriarcat. Cette fois, le réalisateur nous livre une tragédie moderne et déterministe, un savant mélange d’Hitchcock et d’Euripide. Fais pas Genre à eu la chance de plonger dans cette descente aux enfers en sa compagnie.