comédie musicale


De Cloclo à Elvis, biopics d’un autre genre

La vision endiablée d’Elvis par Baz Lhurmann se place d’ores et déjà comme l’une des grosses productions les plus marquantes de l’année 2022, tout comme un de ses plus grands succès au box office. Coïncidence, il y a dix ans tout juste un autre biopic dévoilait l’existence d’une icône à la trajectoire sensiblement proche de celle du King, quoique bien plus franco-française, Claude François (Cloclo de Florent Emilio-Siri, 2012). On s’empare de cette résonance en décryptant la manière dont ces cinéastes, sur une histoire pourtant similaire, jouent la carte des cinémas de genre(s) pour livrer deux expériences filmiques tout à fait différentes.

Elvis Preseyl en tenue rose est sur scène, d'une main il porte le micro à pied à sa bouche, de l'autre il tend son bras vers un public de femmes qui ont les bras tendus vers lui.

A un bal de fin d'année, la rangée des garçons fait face à la rangée des filles, comme dans une posture de défi ; scène du film West Side Story.

West Side Story

Trois ans après le chef-d’œuvre Ready Player One (2018) – déjà notre film préféré de l’année 2018, et l’un de nos favoris de la décennie passée – le maître Spielberg nous revient avec un bien curieux projet qui avait, avouons-le, de quoi nous faire peur.


Schmigadoon! (Mini-Série)

Alors que sa diffusion sur AppleTV+ vient tout juste de se terminer, nous revenons sur Schmigadoon ! (Cinco Paul & Ken Daurio, 2021) mini-série parodiant le genre de la comédie musicale qui se déguste un peu comme une pomme d’amour, goulument, malgré l’écoeurement.


Annette

Neuf ans après le sublime Holy Motors (2012), Leos Carax faisait un retour triomphal en ouverture d’une édition cannoise bien particulière. Avec ce projet musical, annoncé depuis des années et follement attendu, nous était promis un retour du cinéaste, et du cinéma, en fanfare. Si ce nouvel essai est bien aussi flamboyant qu’on pouvait l’espérer, il surprend par son extrême noirceur. Après seulement deux visionnages, sans doute ne ferons-nous pas le tour de cet objet venu d’ailleurs. Il nous faut pourtant y revenir au retour de Cannes. Reprendre nos pensées, revisiter nos émotions, revivre, autant que possible, cette étrange aventure.


La Valse de l’Empereur

Unique « comédie musicale » d’un des grands maîtres américains de l’humour, La Valse de l’Empereur (Billy Wilder, 1948) est une aparté fantasque dans sa filmographie, une parenthèse récréative d’après-guerre aux couleurs chatoyantes et ton léger. Un petit plaisir sucré que nous offre Rimini Éditions avec sa sortie en Blu-Ray. Wilder en mode mineur Au tournant du XXème siècle, alors que l’empereur d’Autriche François-Joseph donne un bal dans son château, un mystérieux intrus se joint à la réception […]