analyse


Hostiles

Les amateurs du genre ne tarissent pas d’éloges sur Hostiles, western contemporain et donc forcément sombre et anti-manichéen. Cela dit, le long-métrage de Scott Cooper n’échappe à des défauts typiquement américains, qui nous renvoient eux à ce que le cinéma outre-Atlantique peut avoir de plus classique.  Du vieux avec du neuf Après une certaine disgrâce de plusieurs décennies, le western a refait une apparition remarquée durant les deux premières décennies du XXIème siècle. On cite […]


La Forme de l’Eau 7

Il aura fallu vingt-cinq ans de carrière pour que Guillermo del Toro soit enfin reconnu à sa juste valeur par ses pairs, et ce malgré la frontière cruelle qui sépare toujours le cinéma dit « traditionnel » du film de genre. Vingt-cinq ans pour voir l’une de ses œuvres nommées dans la catégorie la plus prestigieuse aux Oscars. Retour tardif sur ce conte aquatique surréaliste qui a tant fait battre les cœurs pour mieux marquer les esprits, […]


Clint Eastwood n’est pas un héros 1

Alors que Le 15h17 pour Paris est toujours à l’affiche et a essuyé une bonne part de critiques très négatives, Clint Eastwood apparaît plus que jamais comme un cinéaste libre. Via sa filmographie toute récente (la « trilogie » American Sniper – Sully – Le 15h17 pour Paris) expliquons par l’analyse pourquoi le vieux continue à nous la mettre profond en se moquant des genres et des attentes. Faut pas croire ce que disent les journaux Il […]


Vers une nouvelle blaxploitation ? 9

La sortie en fanfare de Black Panther (Ryan Coogler, 2018) nouveau super-héros de l’écurie Marvel, tout comme le succès critique et public de Get Out (Jordan Peele, 2017) l’an passé, ravivent la flamme d’un « cinéma noir » revendicateur. Beaucoup parlent même d’un renouveau de la blaxploitation, l’occasion d’analyser ce phénomène et d’éviter les raccourcis. Back to Black  Au début des années 70, le cinéma américain fut le réceptacle de l’émergence d’un courant culturel et social, qui, […]


Peut-on vraiment adapter Stephen King ? 3

Tandis que la nouvelle version de Ça (Andrés Muschietti, 2017) détrônait cette année L’Exorciste (William Friedkin, 1973) au box-office mondial des films d’horreur, les adaptations de Stephen King fleurissent e sur nos petits écrans et l’année qui vient de s’achever semble marquer un paroxysme tout à fait synchrone avec la vague de revival eighties galvanisée par Stranger Things : cinq long-métrages dont le four La Tour Sombre (Nikolaj Arcel, 2017) et deux produits par Netflix mais aussi trois nouvelles séries… Cet engouement ne date pas d’hier. Stephen King est incontestablement l’auteur de genre le plus adapté au monde. Si de son œuvre prolifique sont nés des chefs d’œuvre du septième art, ses adaptations télévisuelles reçoivent un accueil nettement plus mitigé. 


Jason Blum, le nouveau Roger Corman ? 10

A l’occasion de la sortie du malin et réussi Happy Birthdead (Christopher Landon, 2017), on tisse les liens entre son producteur Jason Blum, et celles d’un autre célèbre producteur du genre : Roger Corman. « Pour faire de l’art aujourd’hui, vous devez être un businessman » Coup d’essai, coup de maître : en 2007, Paranormal Activity (Oren Peli, 2007) récolte plus de 193 millions de dollars pour un budget d’à peine…15 000. Alors que la société existe depuis 2000, […]