Dr. Rictus
ESC Editions propose un slasher étonnamment créatif, film-carrefour de l’évolution du genre : critique de Dr. Rictus (Manny Coto, 1992).
ESC Editions propose un slasher étonnamment créatif, film-carrefour de l’évolution du genre : critique de Dr. Rictus (Manny Coto, 1992).
Si cela vous manquait de voir Humphrey Bogart marcher dans une brume inquiétante, clope au bec, tentant de dénouer les fils du mal, remerciez Rimini Éditions : « La femme à abattre » (1951) fait l’objet d’une édition Blu-Ray. De quoi porter à l’amateur du film noir, et dans une restauration impeccable, une étonnante incarnation du genre, entamée par Bretaigne Windust mais achevée par la pointure Raoul Walsh.
Puisqu’il faut bien rire un peu, Sidonis Calysta propose en Blu-Ray un western-comédie porté par un John Wayne à peu près juvénile et une intrigue à peu près intéressante : critique de « La femme du pionnier » (Joseph Kane, 1945).
Elephant Films nous jette sur les traces de Lee Van Cleef (à moins que ce ne soit lui qui soit sur les nôtres) avec « La mort était au rendez-vous » (Giulio Petroni, 1967), fleuron du western spaghetti que l’on découvre avec plaisir en haute définition.
Giallo violent, grivois et volontiers glauque, « Chassés-croisés sur une lame de rasoir » (Maurizio Pradeaux, 1973), en Blu-Ray chez Le Chat qui Fume, ne plaira pas aux amateurs les plus esthètes du genre mais demeure une péloche d’exploitation catchy et parfois même, imaginative.
Avec son « Dracula » (2025), Luc Besson semble confirmer un virage dans sa filmographie abondante. Incarnée par l’intense comédien Caleb Landry-Jones, cette évolution masculine, avec certains accents rétrogrades, vient percuter l’œuvre d’un réalisateur dont l’une des marques de fabrique était pourtant « la place du genre féminin » avec toutes les guillemets nécessaires.