Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/s2uTM


Humphrey Bogart interroge un gangster dans le film La femme à abattre.

La femme à abattre

Si cela vous manquait de voir Humphrey Bogart marcher dans une brume inquiétante, clope au bec, tentant de dénouer les fils du mal, remerciez Rimini Éditions : « La femme à abattre » (1951) fait l’objet d’une édition Blu-Ray. De quoi porter à l’amateur du film noir, et dans une restauration impeccable, une étonnante incarnation du genre, entamée par Bretaigne Windust mais achevée par la pointure Raoul Walsh.


La femme du pionnier

Puisqu’il faut bien rire un peu, Sidonis Calysta propose en Blu-Ray un western-comédie porté par un John Wayne à peu près juvénile et une intrigue à peu près intéressante : critique de « La femme du pionnier » (Joseph Kane, 1945).

Vera Ralston et John Wayne sur le bateau qui longe le fleuve, allongés, souriants, dans le film La femme du pionnier.

Lee Van Cleef et John Philip Law face à face, prêts au duel, devant une maison abandonnée en plein Far West ; scène du film La mort était au rendez-vous.

La mort était au rendez-vous

Elephant Films nous jette sur les traces de Lee Van Cleef (à moins que ce ne soit lui qui soit sur les nôtres) avec « La mort était au rendez-vous » (Giulio Petroni, 1967), fleuron du western spaghetti que l’on découvre avec plaisir en haute définition.


Chassés-croisés sur une lame de rasoir

Giallo violent, grivois et volontiers glauque, « Chassés-croisés sur une lame de rasoir » (Maurizio Pradeaux, 1973), en Blu-Ray chez Le Chat qui Fume, ne plaira pas aux amateurs les plus esthètes du genre mais demeure une péloche d’exploitation catchy et parfois même, imaginative.

Nieves Navarro regarde dans la longue vue touristique ; plan issu du film Chassés-croisés sur une lame de rasoir.

Plan rapproché-épaule sur Caleb Landry-Jones déguisé et maquillé en femme, dans la salle d'interrogatoire du film Dogman de Luc Besson.

Luc Besson, le masculin l’emporte ?

Avec son « Dracula » (2025), Luc Besson semble confirmer un virage dans sa filmographie abondante. Incarnée par l’intense comédien Caleb Landry-Jones, cette évolution masculine, avec certains accents rétrogrades, vient percuter l’œuvre d’un réalisateur dont l’une des marques de fabrique était pourtant « la place du genre féminin » avec toutes les guillemets nécessaires.