Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/s2uTM


Luc Besson, le masculin l’emporte ?

Avec son « Dracula » (2025), Luc Besson semble confirmer un virage dans sa filmographie abondante. Incarnée par l’intense comédien Caleb Landry-Jones, cette évolution masculine, avec certains accents rétrogrades, vient percuter l’œuvre d’un réalisateur dont l’une des marques de fabrique était pourtant « la place du genre féminin » avec toutes les guillemets nécessaires.

Plan rapproché-épaule sur Caleb Landry-Jones déguisé et maquillé en femme, dans la salle d'interrogatoire du film Dogman de Luc Besson.

Plan rapproché-épaule sur Barbara Steele, troublée, avec des parures de noble sur la tête, dans le film La sorcière sanglante.

La sorcière sanglante

Tandis que s’achève une rétrospective à la Cinémathèque Française, Artus Films met à l’honneur Antonio Margheriti (ou Anthony Dawson, entre moult autres) avec une belle édition de La sorcière sanglante (1964), à n’en pas douter un des meilleurs films d’un faiseur de séries B prolifique.


Alfred Hitchcock, made in Britain

Carlotta Films met en lumière la part la plus méconnue d’un des grands noms du septième art : 10 films de la période britannique de Sir Alfred Hitchcock, réunis dans un coffret collector, pour la plupart inédits en haute-définition. Entre curiosités étonnantes, bobines oubliables et pièces annonciatrices de ce que sera le maître, plongée dans les débuts d’une filmographie capitale.

Anny Ondra en chemise de nuit, le regard vers le sol, et un large couteau dans sa main ; plan issu du film Chantage de Alfred Hitchcock.

La Nouvelle Vague, ou le sacrifice du cinéma de genres français

Tandis que semble émerger une nouvelle ère pour le cinéma de genre français, et que nous arrivons au terme de notre dossier d’automne sur les pépites oubliées des 80’s, nous plonger dans cette décennie avec l’œil de l’archéologue critique nous a fait remettre quelques trucs en perspective. Il en ressort une hypothèse : et si la Nouvelle Vague avait été le point de départ et la principale responsable du manque de considération du cinéma de genres de nos contrées ?

Une vieille femme nous tend dans les bras souriante, au milieu de son salon qui brûle dans le film du réalisateur de la Nouvelle Vague François Truffaut intitulé Fahrenheit 451.

Dans une teinte jaune surréelle, une silhouette d'homme en robe de chambre joue du piano ; extrait du film Audition.

Audition

Le programme Aux Frontières du Méliès, porté par notre partenaire le cinéma Le Méliès à Montreuil (93) porte particulièrement son appellation en projetant, le samedi 2 novembre à 20h30 pour une séance que nous aurons le plaisir de présenter, le hors-norme Audition (Takashi Miike, 1997) : critique d’un petit chef-d’œuvre de cinéma de genres, toujours aussi remuant près de 25 ans après sa sortie.