Enzo Durand


A propos de Enzo Durand

Grand lecteur de Stephen King, Enzo s'attèle à disséquer les nombreuses adaptations du maître de l'horreur, de Brian De Palma à Mike Flannagan, en passant par Tobe Hooper et Franck Darabont. Ce qui le passionne le plus, c'est de se plonger au cœur des œuvres les plus méconnues du grand public, que ce soit des adaptations de Carrie en comédie musicale ou des remakes indiens non officiels.


U Are the Universe 1

On attendait avec impatience cet U Are the Universe, premier long-métrage du réalisateur ukrainien Pavlo Ostrikov, passé en fanfare dans de nombreux festivals. Des prix gagnés au PIFFF, d’autres au festival Hallucinations Collectives, sans compter les nombreuses nominations à travers le monde. Retour sur ce phénomène entre post-apo spatiale et comédie romantique.

Un homme joue aux échecs avec un robot dans le vaisseau spatial du film U are the universe.

Jessica Chastain les bras croisés, debout dans une salle de réunion ; son reflet se voit dans le drapeau américain sous cadre ; plan issu du film Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow.

Kathryn Bigelow, cinéaste du contre-pied

La sortie du nouveau long-métrage de Kathryn Bigelow, A House of Dynamite (2025) est l’occasion rêvée de revenir sur une cinéaste qui nous fascine particulièrement tant elle n’a jamais cessé de s’attaquer aux marges et aux codes du cinéma de genres. Westerns crépusculaires, thrillers nerveux, vampires dégoulinants de sang, sous-marins confinés, huis clos étouffants et guerres filmées au plus près des corps. Son œuvre ressemble à une traversée des genres américains, passée au filtre d’un regard à la fois viscéral, politique et incroyablement révélateur mue par son habilité à nous prendre à contre-pied.


Hinterland

On connaît Stefan Ruzowitzky, artisan régulier du cinéma de genre, qui manie aussi bien le scalpel que l’Histoire. Avec Anatomie (2000) et sa suite logiquement baptisée Anatomie 2 (2003), il nous plongeait déjà dans des conspirations médicales aussi sombres que carabinées. Mais c’est surtout grâce aux Faussaires (2007) – Oscar du meilleur film étranger en 2008 – qu’il s’est imposé sur la scène internationale. Inspiré de la véritable histoire d’Adolf Burger, faussaire juif contraint par les nazis d’inonder la Grande-Bretagne de faux billets, le film conjuguait critique politique et mémoire historique. Avec Hinterland (2021), Ruzowitzky semble vouloir marier ses deux terrains de prédilection : le macabre et l’exploration critique de l’histoire austro-allemande.

Un homme vu de dos fait face à un bâtiment viennois, de nuit, avec un peu de pluie, une ambiance angoissante, dans le film Hinterland.

Le gardien de la crypte de la série Creepshow, squelette portant une robe à cape comme celle des moines.

Creepshow – L’Intégrale

Creepshow, c’est d’abord un fantasme cinéphile devenu réalité : la collision parfaite entre deux figures majeures de la satire horrifique américaine. D’un côté, George A. Romero, pape du film de zombies et maître des paraboles sociales déguisées en cinéma de genre, et de l’autre Stephen King, conteur populaire des terreurs ordinaires, qui troque ici la machine à écrire pour une machine à remonter le temps, direction la grande époque du comic book horrifique.


Le rire et le couteau

Depuis « L’Usine de Rien » (2017) on attendait avec impatience le retour de Pedro Pinho, cinéaste portugais qui s’intéresse à la décolonisation et aux ravages du capitalisme. Avec son nouveau long-métrage de 3h30 qui alterne les genres, les thèmes et les ambiances différentes, il s’intéresse au destin de Sergio, un portugais, qui voyage en Afrique de l’Ouest. « Le rire et le couteau » est un film-fleuve, presque monde, qui nous embarque dans la douce épopée d’un homme qui cherche sa place.

Cleo Diára et Sérgio Coragem à l'arrrière d'une voiture, en pleine discussion dans le film Le rire et le couteau.

Charlot assis dans une grange, transi de froid, portant son chapeau et un manteau, avec de la neige dessus ; scène du film La ruée vers l'or.

La Ruée vers l’or

Il y a tout juste cent ans, jour pour jour, « La Ruée vers l’or » était projeté pour la première fois au Grauman’s Egyptian Theatre de Los Angeles. Considéré comme l’un des films les plus emblématiques de Charlie Chaplin — et plus précisément de son alter ego Charlot — il demeure pourtant, paradoxalement, l’un de ses films les plus insaisissables.