Archives du mois : mars 2026


Rouslan et Ludmila

Si le rayonnement international d’Alexandre Loukitch Ptouchko est infiniment moindre que celui des plus grands réalisateurs russes tels Eisenstein ou Tarkovski, il reste très populaire en Russie comme l’un des maîtres du cinéma merveilleux. Artus Films nous livre aujourd’hui dans un superbe coffret « Rouslan et Ludmila » (1972), son dernier long-métrage, réalisé peu de temps avant sa mort.

Rouslan, sur son cheval, de nuit, fait face à un immense buste de chevalier, haut de plusieurs mètres, dans le film Rouslan et Ludmila.

Un homme montre sa tronçonneuse à un autre en souriant dans ce qui semble être un jardin ; plan du film Le sadique à la tronçonneuse.

Le sadique à la tronçonneuse

Un jeune garçon vicieux s’amuse en cachette avec un puzzle de femme nue. Lorsque sa mère le découvre et lui hurle d’arrêter, il préfère la découper à la hache et jouer l’innocent devant les policiers. Quelques décennies plus tard, une série de meurtres d’étudiantes frappe un campus états-unien… Ce mois-ci, ESC ressort en Blu-Ray « Le Sadique à la tronçonneuse » de l’Espagnol Juan Pique Simon, le plus grand des slashers… Qui n’en était pas un.


13 jours 13 nuits

Deux ans après son diptyque « Les Trois Mousquetaires » (2023) qui était loin d’être totalement convaincant, Martin Bourboulon quitte les écrits de Alexandre Dumas pour s’inscrire au plus près de la réalité et de l’actualité avec « 13 jours 13 nuits » (2025). Un récit revenant sur l’évacuation de Kaboul après le retour des Talibans en 2021.

Les ressortissants se dirigent vers l'avion lors de la scène de l'évacuation du film 13 jours 13 nuits.

Han So-hee en tenue traditionnelle, souriante, sur un fond de petit chemin de campagne lumineux.

Han So-hee, princesse du K-Drama 1/2

Han So-hee. Si son nom n’est peut-être pas des plus évocateurs lorsqu’on pense au cinéma sud-coréen, il l’est bien plus dès lors que son penche sur la production télévisuelle du pays, et pour cause : son parcours est emblématique de la ré-appropriation des programmes télévisés très codifiés que sont les k-dramas par des plateformes comme Netflix ou Disney+. Tentative d’analyse (en deux parties) de la carrière de cette méga-star sud-coréenne.


Iron Lung

Iron Lung est sans conteste le succès surprise de ce début d’année au USA. Auto-produit par le youtubeur Markiplier et contraint à une sortie très limitée dans le temps, ce film d’horreur/SF inspiré du jeu vidéo éponyme vous embarque à bord d’un sous-marin dans les profondeurs d’un océan de sang à la recherche d’une forme de vie mystérieuse. Une promesse de cinéma de genre minimaliste et radicale dont le mode de production pourrait bien rebattre les cartes de l’industrie cinématographique.

Une silhouette imposante, vue de dos, tête bissée devant une paroi ébréchée, diffusant une intense lueur rouge ; visuel promotionnel du film Iron Lung.

Les trois membres de la famille du héros de Aucun autre choix s'enlacent,, dans leur jardin.

Aucun autre choix

Park Chan-wook confirme qu’il n’a rien perdu de son formalisme obsessionnel. Son nouveau long-métrage navigue entre comédie noire, thriller et satire sociale, radiographiant une compétition économique qui pousse les hommes à s’entre-dévorer. En court-circuitant les ressorts du film de vengeance, « Aucun autre choix » (2026) propose surtout une autopsie du couple et de la cellule familiale érigés en derniers remparts d’une masculinité vacillante.