Archives de l’année : 2025


Death of a unicorn

Pourtant produit par le studio A24 et porté par un duo d’acteurs bankable, « Death of a unicorn », le premier film d’Alex Scharfman, n’a pas été distribué en France. Cinq mois après sa sortie américaine, ce conte satirique et horrifique façon « eat-the-rich » se fraie un chemin jusqu’à nos écrans via les plateformes. Séduisant dans son acte initial, il s’épuise vite dans un trop-plein de références qu’il ne parvient pas à dépasser.

Jenna Ortega se risque à toucher la corne d'une licorne allongée au sol dans le film Death of a unicorn.

Barbara Steele se regarde dans le miroir dans Un ange pour Satan.

Un ange pour Satan

En réponse à un cinéma britannique qui s’appropriait, depuis les années 50, des figures telles que Dracula ou Frankenstein, l’Italie déployait un mouvement relativement passé sous silence depuis : son cinéma gothique. Artus Films offre une redécouverte d’un des points d’orgue de cette période avec la ré-édition blu-ray d’Un Ange pour Satan (Camillo Mastrocinque, 1966).


Rêves sanglants

Rimini Editions nous propose une restauration en Blu-Ray d’une pépite de l’horreur, « Rêves sanglants » (Roger Christian, 1982), qui précède « Les Griffes de la Nuit » (Wes Craven, 1984) sur la question d’insuffler l’horreur dans les rêves et la relation complexe mais intrinsèque entre la cauchemardesque réalité et le confort morbide des rêves.

Un jeune homme en veste rouge est endormi dans un bois, sous un ciel violacée très apaisant ; plan issu du film Rêves sanglants.

Deux hommes tiennent une femme horrifiée allongée sur une table, dont l'un des bras a été arraché ; scène du film 2000 maniacs.

2000 Maniacs

Lorsque l’on évoque le cinéma d’horreur indépendant des années 60, un nom revient presque systématiquement : Herschell Gordon Lewis, le « père du gore » à qui l’on doit moult films fauchés, outranciers et provocateurs. L’un de ses plus emblématiques, « 2000 Maniacs » (1964), vient d’être réédité chez ESC…


Les Guerriers du temps

Décédé en 2024, Clarence Fok est un réalisateur à la fois touche-à-tout et aisément reconnaissable. Essentiellement connu pour son thriller sulfureux « Naked Killer » (1992) et son adaptation non officielle du manga « Crying Freeman, Dragon from Russia » (1990), sa palette est large, du drame social au pur film d’action. Présenté dans sa version longue et en haute définition par Le Chat Qui Fume, « Les Guerriers du temps » (1989) fait partie de la seconde catégorie, bien qu’il contienne nombre d’autres thèmes en filigrane.

Plan rapproché-épaule sur Maggie Cheung, dans un bar, une cigarette à la bouche dans le film Les guerriers du temps.

Plan rapproché-épaule sur un jeune homme bouche bée, apeuré, devant un mur carrelé blanc ; à côté de lui, un autre homme le regarde en souriant ; issu du film Exit 8.

Exit 8

Ovationné à Cannes et sélectionné dans la compétition asiatique du NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival), « Exit 8 » (Genki Kawamura, 2025) s’amuse à nous perdre dans les couloirs du métro de Tokyo. Derrière un dispositif ludique et anxiogène, il nous invite surtout à une réflexion sur notre capacité à nous reconnecter au monde et aux autres.