Archives de l’année : 2025


Pris au piège – Caught stealing

Habitué aux pensums écrasants consacrés à des thèmes immenses, Darren Aronofsky s’aventure dans un registre où on ne l’attendait guère. Entre polar urbain et comédie noire, son dernier long-métrage s’ancre dans le New York des nineties, en hommage aux films de casse de la même époque et à leur filiation scorsésienne. Le tout dans une mise en scène virtuose bien moins nombriliste que ce qu’on aurait pu craindre, et loin de toute perspective muséale.

Austin Butler et Matt Smith marchent dans un entrepôt de stockage dont tous les box sont fermés dans le film Pris au Piège.

Nieves Navarro regarde dans la longue vue touristique ; plan issu du film Chassés-croisés sur une lame de rasoir.

Chassés-croisés sur une lame de rasoir

Giallo violent, grivois et volontiers glauque, « Chassés-croisés sur une lame de rasoir » (Maurizio Pradeaux, 1973), en Blu-Ray chez Le Chat qui Fume, ne plaira pas aux amateurs les plus esthètes du genre mais demeure une péloche d’exploitation catchy et parfois même, imaginative.


Drop Game

Ô miracle, un film produit par Blumhouse sur lequel nous n’allons pas nous défouler ! Ça faisait longtemps et ce n’est pas pour nous déplaire ! « Drop Game » (Christopher Landon, 2025) est loin d’être parfait, loin s’en faut, mais a comme atout le savoir-faire de son réalisateur et un certain sens du fun décomplexé comme nous l’aimons.

Plan rapproché-poitrine de face sur Meghann Fahy, au restaurant, regardant droit l'objectif dans une mine incompréhension ; issu du film Drop game.

Un homme assis dans un appartement délabré dans Cure de Kiyoshi Kurosawa

Kiyoshi Kurosawa, espaces contaminants et contaminés

L’horreur n’est pas seulement dans l’être humain, elle se situe tout aussi bien dans l’espace. Kiyoshi Kurosawa, nouveau maître japonais du fantastique, l’a très bien compris et use de lieux souvent confinés pour les faire devenir le cœur d’une explosion de pulsions humaines fortes.


La nuit des clowns

Fort de figures aussi emblématiques que Pennywise, le Joker ou Art, le clown nous revient pour une nouvelle itération qui avait tout pour nous séduire : « La Nuit des Clowns » (Eli Craig, 2025). Dézingage d’ados cons comme la Lune, whodunit en bonne et due forme et le réalisateur du sympatoche « Tucker et Dale fightent le mal » (2010) derrière la caméra, la promesse était trop belle et la déception que plus grande… 

Plan en contre-plongée sur un clown s'apprêtant à "opérer" quelqu'un dans un grenier reconverti en cabinet ; issu du film La nuit des clowns.

Le Lake Mungo du film, de nuit, seulement éclairé par ce qui semble être un projecteur blafard sur des arbres rachitiques.

Lake Mungo

En 2008, Lake Mungo sortait sur les écrans sans faire de bruit. Encore aujourd’hui, si le film a acquis une petite notoriété dans son genre, faux documentaire et found footage, il reste sous les radars. Pourtant, disons-le d’emblée, le film de Joel Anderson est l’une des productions australiennes les plus importants de ces dernières décennies et un grand chef-d’œuvre de l’épouvante et du drame. Il ressort ce mois-ci en Blu-ray et DVD chez ESC.