Shadowz


[Carnet de bord] Festival Court Métrange • Jours 1 à 3

Une fois n’est pas coutume, on se jette à nouveau dans la sélection du festival Court-Métrange de Rennes, un de nos trop rares évènements uniquement dédiés aux courts-métrages de genre(s). Mais cette fois-ci, c’est pour la nouveauté de cette année : le partenariat du festival avec la plateforme de screaming Shadowz, qui diffuse en ligne la sélection du 26 septembre au 8 octobre. Fais Pas Genre livre son carnet de bord de cette plongée qui s’annonce aussi mouvante que belle.


Des silhouettes errent tête baissée dans un tunnel d'égout plongé dans une lumière rouge dans le film Megalomaniac.

Megalomaniac

Retour sur le festival Grindhouse Paradise à Toulouse qui avait eu le culot de projeter en fin de soirée le film sombre et suintant Megalomaniac (Karim Ouelhaj, 2002), narrant les chroniques criminelles d’un tueur en série et de sa discrète sœur. Une œuvre désespérée à ne pas mettre devant tous les yeux, visible aujourd’hui sur la plateforme Shadowz.


Une jeune femme brune vomit dans un saladier, devant la porte ouverte de son frigo plein ; scène de nuit du film The Feast.

The Feast

Découvert lors de sa première français au PIFFF en 202 et disponible désormais sur Shadowz, The Feast (Lee Haven Jones, 2021) s’attarde sur la préparation d’un repas au sein d’une famille aisée – mais loin d’être irréprochable – venue s’isoler dans leur maison en pleine lande austère, celle du Pays de Galle. Au milieu de cette intensité toxique, la jeune Cadi (Annes Elwy) est engagée pour faire le service.  Saupoudré de dialogues en gallois, le premier long-métrage de Lee Haven Jones croise ses thématiques folk avec les codes du film d’horreur pour livrer une parabole sociologique. Cette fable scandinave nous amène à questionner une appellation récente, l’elevated horror.


Sous un angoissant ciel rouge, se dessine un arbre et une petite maison plongée dans l'obscurité ; plan issu du film The Dark and the Wicked.

The Dark and the Wicked

Bryan Bertino a débarqué tout feu tout flamme en 2008 avec « The Strangers », un film d’abord boudé à sa sortie, qui avait, le temps aidant, réussit à devenir un « incontournable ». Entre temps, le cinéaste s’était attelé à la réalisation moyennement convaincante de « The Monster » (2016), film dans lequel une mère et sa fille se retrouvent piégées dans leur voiture par un mystérieux monstre. Cinq ans après son précédent film, « The Dark and the Wicked » marque le retour en force de Bryan Bertino, qui choisit cette fois d’ancrer une histoire de possession diabolique dans son Texas natal.