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Michel Hazanavicius se lance dans le remake d’un film de zombie sur le tournage d’un film de zombie. Du méta au carré pour l’ouverture du 75e Festival de Cannes.
Michel Hazanavicius se lance dans le remake d’un film de zombie sur le tournage d’un film de zombie. Du méta au carré pour l’ouverture du 75e Festival de Cannes.
Alors que l’on avait quelque peu perdu notre adhésion au bonhomme depuis au moins son Climax (2018), le dernier né de sa filmographie, Vortex, nous a totalement pris à contre-pied et littéralement bouleversés quand nous l’avions découvert à Cannes. Entretien avec un cinéaste visiblement pas rancunier et de surcroît toujours aussi généreux quand il s’agit de causer de cinéma.
Il existe mille et une raisons qui justifient le sentiment de peur ; cela ne signifie pas forcément que derrière chacune de ses manifestations se trouve une explication… L’adulte a certes tendance à regarder systématiquement les choses sous l’angle de la rationalité. Mais qu’en est-il de l’enfant ? À quel point un être perçu comme l’expression la plus tangible de l’innocence et de la pureté est-il corruptible par les forces du Mal ? Et à quelles fins, si tant est qu’il y en ait ? De telles questions hantent The Innocents, et son mal qui flotte dans l’air.
Après un passage à Cannes, nous avions découvert La Fièvre de Petrov (2021) à L’Etrange Festival où il avait une place de choix dans la section Mondovision. En pleine pandémie, la vision fiévreuse et confiné de Kirill Serebrennikov parvient-elle effectivement à se propager auprès de ses spectateurs ?
Coutumier du festival du film Grolandais ou FIFIGROT, qui avait déjà programmé ses court-métrages et son premier film Apnée (2016), le cinéaste Jean-Christophe Meurisse revient avec sa dernière réalisation au titre évocateur : Oranges sanguines (2021) qui, s’il n’a pas manqué de diviser les spectateurs, a néanmoins convaincu la terrible inquisitrice de la Présipauté, Sylvie Pialat, invitée d’honneur du festival, qui lui a décerné l’amphore d’or.
D’abord passé par Un Certain Regard cette année à Cannes, avant de désormais rejoindre la Compétition de l’Étrange Festival, les promesses en matière de folk-horror entourant Lamb l’avait placé en tête de liste de nos plus grosses attentes d’autant plus que l’on a tendance à apprécier les oeuvres produites par le studio A24. Hélas, malgré l’inspiration des légendes islandaises qui nimbe son récit et la présence intrigante de Noomi Rapace, ce premier film de Valdimar Jóhannsson déçoit par sa fadeur, la schizophrénie de son écriture et la pose de sa mise en scène.