Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Blue Collar

En 2020, Paul Schrader n’a jamais été aussi populaire. Il était temps de remettre un peu de lumière sur cette figure majeure du Nouvel Hollywood. Car celui qui s’envisageait comme un critique redoutable est surtout connu en tant que philosophe du scénario. Il est ainsi responsable de plusieurs chocs cinématographiques dont l’évidence, Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976). Mais toute sa rage et sa culpabilité, il l’a également déversé à l’écran en se plaçant lui-même derrière la caméra. Avec son premier long, Blue Collar (1978), Schrader ne plonge pas vraiment dans le style disco punk expérimental qui définira ses œuvres des années 80. On est alors en 1978, et l’alors apprenti cinéaste prouve que, loin de la rouille, fausse neutralité peut rimer avec subversion corrosive.

Un ouvrier du film Blue Collar travaille sur une carrosserie de voiture, à l'usine.

Un géant de pierre vêtu comme un guerrier japonais, au visage renfermé et vert, sous un ciel nuageux, scène de la trilogie Majin.

Trilogie Majin

Les gros matous du Chat qui Fume offre un coffret plus qu’énorme à la trilogie des Majin, série mythique mais néanmoins méconnu du cinéma d’exploitation japonais, mêlant les codes du Kaiju Eiga (films de montres géants) et du Jidai Geki (film sur le Japon Médiéval).


Tire, Django, tire

Artus Films poursuit sa fringante collection Western Européen avec un spaghetti signé Corbucci mais Bruno, pas Sergio, son frère : Tire, Django, tire (1968) ou le road movie désertique de deux hommes qui s’aiment et se détestent tandis que des bandits, traînant avec eux les fantômes de la Guerre de Sécession, leur colle aux basques. Un homme et un homme Dans la famille Corbucci, on demande Sergio, célèbre artisan de la série B transalpine et […]

Brian Kelly sur son cheval tire Fabrizio Moroni relié par une corde les mains liées, scène dans le désert du film Tire, Django, tire.

La jeune Dora Szinetar dans une chambre à la lumière rouge, les yeux dans le vide, dans le fond, trois bougies, scène angoissante du film Laurin.

Laurin

L’éditeur Le Chat qui Fume exhume, et c’est le cas de le dire, un véritable chef-d’oeuvre oublié du cinéma de genres allemand. Faites nous confiance, ce Laurin vaut plus qu’un coup d’oeil. On vous dit pourquoi.


Tokyo Joe

Avec Tokyo Joe, édité en Blu-Ray/DVD par Sidonis, Humphrey Bogart embarque pour un Japon tout juste sorti de la guerre, pour y retrouver son tripot, ses amis et son amour. Dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler un autre de ses films culte, la plus hard-boiled des figures hollywoodiennes va finalement se retrouver piégé dans les combines d’un Yakuza.

Caché derrière un pan de mur, Humphrey Bogart, l'arme au poing, observe un malfrat à l'arrière-plan, scène du film Tokyo Joe.

Phil Tippett travaille une maquette, seul assis dans un atelier cerné par des éclairages de cinéma.

Phil Tippett, des rêves et des monstres

Après Ray Harryhaussen, le titan des effets spéciaux (2011) et Le Complexe de Frankenstein (2015), le duo de réalisateurs-critiques formé par Alexandre Poncet et Gilles Penso, revient aux affaires, prolongeant leur champ de recherches et de fascinations pour les créateurs de monstres, avec le documentaire consacré à Phil Tippett, légende du stop-motion et des effets-spéciaux.