Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Le choix

Sorti en catimini fin d’année dernière, « Le Choix » (Gilles Bourdos, 2024) pourrait vivre une seconde vie en vidéo – il vient de paraitre chez UGC – tant son concept de thriller en huis clos pourrait draguer de nouveaux spectateurs à domicile. Un seul en scène taillé sur mesure pour Vincent Lindon et sublimé par une photographie exceptionnelle.

Plan rapproché-épaule sur Vincent Lindon, soucieux, au volant de sa voiture, vu à travers le pare-brise ; issu du film Le choix.

Plan d'ensemble sur un dîner, dans une vieille salle aux piliers anciens, semble-t-il dans un château, où on ne trouve que des femmes, dans le film La résidence.

La Résidence

Scénariste et réalisateur pour la télévision espagnole, Narciso « Chicho » Ibáñez Serrador a plusieurs fois taquiné le grand écran avec succès. Si Les révoltés de l’an 2000 (1976) constitue son œuvre la plus aboutie et la plus célébrée, il serait impensable de ne pas évoquer La résidence (1969), sorte de giallo à tendance slasher mâtiné d’une atmosphère gothique à la Hammer Films. Grâce à l’éditeur Sidonis Calysta, il est désormais possible de savourer ce petit bijou dans une version entièrement restaurée.


Él

Él, inspiré du roman autobiographique du même nom par Mercedes Pinto, est sans doute le film le plus célèbre de la période mexicaine de Luis Buñuel, et son œuvre la plus personnelle. L’histoire d’un homme – le Él du titre –, riche propriétaire catholique, qui s’enfonce dans la jalousie et la paranoïa. Les Films du Camélia nous permettent aujourd’hui de (re)découvrir cette critique d’une société machiste et masculiniste, dans une sublime restauration 4k, agrémentée de nombreux bonus. L’occasion pour nous de 1) nous replonger au sein de la filmographie cruelle de l’auteur 2) épuiser tous les jeux de mots possibles en rapport avec les yeux.

Arturo de Cordova effaré, regarde à travers la vitrine d'un magasin, les mains posées sur la vitre, dans Tourments - Él.

La jeune victime du film I spit on your grave rampe vers un téléphone, sur une moquette, blessée.

I Spit on Your Grave

Archétype du Rape and Revenge, ce sous-genre souvent crapuleux du cinéma d’exploitation, I Spit On Your Grave (Meir Zarchi, 1978) est le film de la controverse. ESC Editions lui donne aujourd’hui un réceptacle à la hauteur des remous qu’il suscite depuis près d’un demi-siècle : une « Cult Edition » composée d’un Blu-Ray ultra-haute définition, de deux autres disques contenant entre autres une version VHS d’époque et de nombreux compléments, ainsi qu’un livret, une affiche et des photos.


Les Arnaqueurs

La ressorti du film « Les Arnaqueurs » (Stephen Frears, 1990) chez ESC Éditions nous permet de replonger avec gourmandise dans une œuvre souvent oubliée de son auteur à la filmographie aussi variée qu’intemporelle. Probablement son film le plus hollywoodien…

Dans ce qui semble être une vaste salle d'attente, un jeune homme au look d'Elvis est assis, perdu dans ses pensées, sous le regard attentif d'une femme plus âgée, assise derrière lui, tout de rouge vêtue ; scène du film Les arnaqueurs.

Une jeune femme rousse avec des plumes dans les cheveux, l'air débraillé, est assise contre le tronc d'un arbre sur lequel des visages semblent s'animer ; scène du film Les yeux de feu.

Les Yeux de Feu

Classique mineur de la folk horror, « Les yeux de feu » (Avery Crounse, 1983) est unique en son genre, une œuvre née de l’esprit sincère et non formaté d’un photographe aguerri doublé d’un réalisateur débutant. Totalement en marge de l’épouvante des années quatre-vingts, le film a été restauré et ressorti pour la première fois par Severin en 2021. Invisible en France autrement qu’en VHS, il bénéficie aujourd’hui grâce à Rimini d’une belle édition Blu-ray / DVD comprenant la version cinéma et la director’s cut.