Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


La Tour du diable

En ressortant une double édition DVD et Blu-Ray de La Tour du Diable (Jim O’Connolly, 1972), Rimini Éditions déterre pour nous une série B devenue un classique underground du cinéma d’horreur britannique. Notamment prisé pour sa scène d’ouverture qui hante les esprits et son habileté à jouer avec la linéarité du récit, le film peine cependant à surprendre les spectateur.trices, s’enlise parfois dans les clichés du genre, et manque finalement d’un je-ne-sais-quoi pour réellement nous ensorceler…

Une jeune femme blonde, l'air somnambule, regarde au loin, les cheveux au vent ; nous la voyons à travers un étrange tronc d'arbre fantastique ; plan issu du film La tour du diable.

Un Kamen Rider tend le bras en avant comme pour empêcher que quelque chose de grave se passe ; derrière lui une moto, et de nombreux conteneurs.

Kamen Rider : les films Showa 1972-1988

Le kaiju est-il indissociable du tokusatsu ? Les super sentai utilisent-ils tous le henshin ? Profitant de la sortie chez Roboto Films du coffret Kamen Rider : les films Showa 1972-1988, nous tenterons de répondre à ces questions cruciales et de mettre en lumière un héros quasiment inconnu en France mais qui ne pâlit nullement face à ses nombreux compatriotes aux costumes chamarrés.


Détour mortel

Sorti au croisement de l’âge d’or du slasher des années 90 et de celui du torture porn des années 2000, « Détour mortel » (Rob Schmidt, 2003) n’avait pas convaincu grand monde en son temps. Mais une nouvelle édition signée ESC permettra peut-être de réévaluer ce film qui sera suivie de cinq suites et d’un remake…

Eliza Dushku à l'affût dans la forêt, ne remarque pas le monstre à apparence humaine qui la regarde derrière son épaule dans le film Détour mortel.

Un rasoir s'approche de la bouche apeurée d'une jeune victime, en gros plan, dans le film La maison au fond du parc.

La maison au fond du parc

Le Chat qui fume propose régulièrement de redécouvrir des pépites oubliées – on en a chroniqué un certain nombre dans les pages de Fais Pas Genre – mais parfois, en piochant dans le saladier, on tombe sur un fruit avarié. Ici, c’est La Maison au fond du parc (Ruggero Deodato, 1980) qui nous aura vite écœurés…


Body Trash

La ozploitation dans toute sa splendeur nous est proposée dans ce film réédité chez Rimini. « Body Trash » (Philip Brody, 1993) est à ranger de petits classiques du genre comme « Fair Game » (Mario Andreacchio, 1986) ou « Braindead » (Peter Jackson, 1992). Très loin d’être parfait, ce petit body horror tel qu’on les aime entre amis n’a jamais paru si beau…

Deux agents municipaux chargés du nettoyage regardent l'objectif : bodybuildés, ils portent un marcel aux couleurs de leur ville et des lunettes de soleil, leurs balais dans les mains ; scène du film Body trash.

Plan en contre-plongée sur une jeune femme blonde, portante un serre-têtes imitant des bois de cerf ; derrière elle une forêt dans une légère brume bleutée ; plan issu du film La nuit des maléfices.

La nuit des maléfices 1

Titre assez méconnu dans le genre du folk-horror, « La nuit des maléfices » (Piers Haggard, 1971) est une véritable plongée subversive et sordide dans l’Angleterre rurale du XVIIIe siècle. Rimini Editions nous offre une ressortie Blu Ray pour (re)découvrir cette œuvre ô combien dérangeante. Alors fuyez les bancs du catéchisme, il est grand temps de s’adonner à deux ou trois rites sataniques.