Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Lake Mungo

En 2008, Lake Mungo sortait sur les écrans sans faire de bruit. Encore aujourd’hui, si le film a acquis une petite notoriété dans son genre, faux documentaire et found footage, il reste sous les radars. Pourtant, disons-le d’emblée, le film de Joel Anderson est l’une des productions australiennes les plus importants de ces dernières décennies et un grand chef-d’œuvre de l’épouvante et du drame. Il ressort ce mois-ci en Blu-ray et DVD chez ESC.

Le Lake Mungo du film, de nuit, seulement éclairé par ce qui semble être un projecteur blafard sur des arbres rachitiques.

Barbara Steele se regarde dans le miroir dans Un ange pour Satan.

Un ange pour Satan

En réponse à un cinéma britannique qui s’appropriait, depuis les années 50, des figures telles que Dracula ou Frankenstein, l’Italie déployait un mouvement relativement passé sous silence depuis : son cinéma gothique. Artus Films offre une redécouverte d’un des points d’orgue de cette période avec la ré-édition blu-ray d’Un Ange pour Satan (Camillo Mastrocinque, 1966).


Rêves sanglants

Rimini Editions nous propose une restauration en Blu-Ray d’une pépite de l’horreur, « Rêves sanglants » (Roger Christian, 1982), qui précède « Les Griffes de la Nuit » (Wes Craven, 1984) sur la question d’insuffler l’horreur dans les rêves et la relation complexe mais intrinsèque entre la cauchemardesque réalité et le confort morbide des rêves.

Un jeune homme en veste rouge est endormi dans un bois, sous un ciel violacée très apaisant ; plan issu du film Rêves sanglants.

Deux hommes tiennent une femme horrifiée allongée sur une table, dont l'un des bras a été arraché ; scène du film 2000 maniacs.

2000 Maniacs

Lorsque l’on évoque le cinéma d’horreur indépendant des années 60, un nom revient presque systématiquement : Herschell Gordon Lewis, le « père du gore » à qui l’on doit moult films fauchés, outranciers et provocateurs. L’un de ses plus emblématiques, « 2000 Maniacs » (1964), vient d’être réédité chez ESC…


Les Guerriers du temps

Décédé en 2024, Clarence Fok est un réalisateur à la fois touche-à-tout et aisément reconnaissable. Essentiellement connu pour son thriller sulfureux « Naked Killer » (1992) et son adaptation non officielle du manga « Crying Freeman, Dragon from Russia » (1990), sa palette est large, du drame social au pur film d’action. Présenté dans sa version longue et en haute définition par Le Chat Qui Fume, « Les Guerriers du temps » (1989) fait partie de la seconde catégorie, bien qu’il contienne nombre d’autres thèmes en filigrane.

Plan rapproché-épaule sur Maggie Cheung, dans un bar, une cigarette à la bouche dans le film Les guerriers du temps.

Vue en infrarouge, une patiente d'hoîtal dans une chambre abandonnée, vue de dos ; plan issu du film Grave encounters.

Grave Encounters 1 & 2

Une fausse « vraie » émission télévisée de chasse aux fantômes du nom de « Grave encounters » est présentée par Lance Preston (Sean Rogerson), veste en cuir, grande gueule. « Puis, vint le sixième épisode… » et l’équipe de tournage n’est jamais revenue de sa nuit dans l’ancien hôpital psychiatrique abandonné de Collingwood. Il ne nous reste que les rushs : le contrat de tout bon found footage est donc signé et il est temps, près de quinze ans après sa sortie, de revoir Grave Encounters (2011) écrit et réalisé par Stuart Ortiz et Colin Minihan – The Vicious Brothers – et sa suite, réalisée par John Poliquin et sortie un an plus tard, tous deux édités ce mois-ci dans un coffret Blu-ray chez ESC. Attention, spoilers.