Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


Justice sans sommation

Le Chat qui fume réédite « Justice sans sommation » (Corey Yuen, 1990), un film dans la lignée du cinéma d’action hongkongais de la fin des années 80 revendiquant une certaine virtuosité chorégraphique mais ne rechignant pas à s’ouvrir au mélodrame et à l’humour. Un petit classique du girls with guns…

Corey Yuen flic dans Justice sans Sommation

Tandis que de nombreuses forces de police s'agitent derrière eux, un homme levant les bras en l'air en signe de non-agression et une infirmière avec masque sur la bouche regardent anxieusement vers le ciel ; plan issu du film La 7ème malédiction.

La 7ème Malédiction

A l’occasion de sa restauration et sa ressortie dans une belle édition Blu-Ray signée Le Chat Qui Fume, on redécouvre une La 7ème Malédiction : un film d’aventure à base de mission humanitaire, de sacrifices humains, de malédictions millénaires et de bébé-démon sanguinaire, mêlant les genres et les tons. Une véritable curiosité cinéphile dont Hong-Kong a le secret.


La femme à abattre

Si cela vous manquait de voir Humphrey Bogart marcher dans une brume inquiétante, clope au bec, tentant de dénouer les fils du mal, remerciez Rimini Éditions : « La femme à abattre » (1951) fait l’objet d’une édition Blu-Ray. De quoi porter à l’amateur du film noir, et dans une restauration impeccable, une étonnante incarnation du genre, entamée par Bretaigne Windust mais achevée par la pointure Raoul Walsh.

Humphrey Bogart interroge un gangster dans le film La femme à abattre.

Edith Scob masquée, les mains jointes, semblant apeurée, dans les Yeux sans visage de George Franju.

Les Yeux sans Visage

Le Chat qui fume ressortait il y a quelques mois le grand classique de George Franju, Les Yeux sans visage, pièce maîtresse et quasi définitive du cinéma fantastique à la française. La superbe restauration 4K, ainsi que les compléments fournis, permettent d’observer avec netteté que le film n’a rien perdu de sa puissance de subversion et de sa poésie.


La femme du pionnier

Puisqu’il faut bien rire un peu, Sidonis Calysta propose en Blu-Ray un western-comédie porté par un John Wayne à peu près juvénile et une intrigue à peu près intéressante : critique de « La femme du pionnier » (Joseph Kane, 1945).

Vera Ralston et John Wayne sur le bateau qui longe le fleuve, allongés, souriants, dans le film La femme du pionnier.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.