Nouveautés

La rubrique « Nouveautés » comme son nom l’indique accueille en son sein les films chroniqués à l’époque de leur sortie en salles.


Spider-Noir

| LA LUCARNE | Fier de son univers partagé, Sony – en collaboration avec Marvel et Disney – n’a cessé de l’enrichir de nouvelles figures arachnéennes à mesure que grandissait le succès de sa trilogie, encore inachevée, Spider-Verse. Avec la récente série Spider-Noir (Oren Uziel & Steve Lightfoot, 2026), disponible sur Prime Video, le studio poursuit cette logique d’expansion. Néanmoins, très vite, nous nous rendons compte que son personnage est contaminé par la personnalité particulière de son interprète.


Saccharine

l EN SALLES | Depuis quelques années, le body horror est devenu l’un des terrains privilégiés d’une réflexion sur les normes imposées aux femmes. Déjà remarquée avec ses deux précédents films, Natalie Erika James s’empare à son tour de ce registre pour explorer l’obsession de la minceur et les troubles du comportement alimentaire. Avec « Saccharine » (2026), elle signe une œuvre traversée par de belles intuitions de mise en scène, sans toujours parvenir à les faire pleinement dialoguer.


Le Vertige

| EN SALLES | Engoncé dans un tourbillon productiviste depuis quelques années – qui finit même par lui causer mauvaise presse – Quentin Dupieux s’offre une parenthèse animée avec « Le Vertige » (2026), qui plus qu’une récréation, renoue avec les racines de son cinéma : l’exploration d’un univers parallèle, qui semble autant régie par les lois de l’absurde que décorrélé de tout ancrage géographique.

Deux hommes dans un style graphique de jeu vidéo de Playstation 1 en low poly semble discuter dans la rue dans le film Le Vertige de Quentin Dupieux

Colony

Dix ans après « Dernier Train pour Busan » (Yeon Sang-ho, 2016), on n’espérait plus vraiment retrouver l’énergie qui faisait de ce film l’un des grands chocs du cinéma de genre sud-coréen. Et si « Colony » (2026) était pourtant l’œuvre où Yeon Sang-ho parvient enfin à en perpétuer l’esprit tout en le dépassant ?


An evening song

Des deux œuvres de Graham Swon qui ont fait une sortie simultanée dans les salles de cinéma françaises en avril, An Evening Song (for three voices) est sans doute le moins accessible. Cet univers qui relève d’un cinéma rare d’auteur américain est empreint d’une confusion poétique au point d’en être hermétique, là où The World Is Full Of Secrets (Graham Swon, 2018), qui parle par code, par un genre qui est l’angoisse, offrait des repères esthétiques et thématiques tangibles, sans pour autant faire de compromis. Là, toujours pas de compromis, mais, pas de codes auxquels se raccrocher vraiment non plus.

Deux femmes face à face dans une champs en contre jour.

Matt Damon et Ben Affleck, une torche à la main, enquêtent et scrutent dans une pièce aux murs blancs ; scène du film The rip.

The Rip

Le duo iconique Matt Damon/Ben Affleck se reforme sous la caméra de Joe Carnahan pour The Rip (2026), un thriller tendu où toutes les trahisons sont permises. Est-ce le retour en grâce du réalisateur de Narc (2002) et du Territoire des loups (2012), ou du contenu de plus destiné à remplir la base de données de Netflix ?