Festivals


La Nuit du 12

Après un retour en force très remarqué avec Seules Les Bêtes (2019), le cinéaste Dominik Moll présente au 75e Festival de Cannes son nouveau long métrage, faux polar « classique », vraie révélation de la Sélection Officielle.


Gros plan sur la tête d'un âne, vu de travers, et dans un filtre rouge, issu du film Eo.

Eo

La compétition du 75ème festival de Cannes a accueillit un protagoniste bien particulier en la personne de l’Âne Eo (Jerzy Skolimowski, 2022) dont le film éponyme narre l’histoire. Entremêlant parenté prestigieuse avec les cinémas de Robert Bresson et/ou de Peter Sellers,  le tour enrobé d’une grande liberté formelle, ce long-métrage est aussi et surtout un braiment du cœur pour la cause animale.


Dans un couloir sombre et indéfini, une petite fille blonde chuchote à l'oreille de Benoît Poelvoorde, penché vers elle, le visage tourné vers sa gauche ; scène du film Inexorable.

Inexorable

Fabrice Du Welz, ne semble pas totalement en avoir fini avec les personnages torturés et la forêt des Ardennes, et il nous le prouve avec son septième long-métrage, thriller psychologique, brassant les nombreuses influences et les thématiques fétiches du réalisateur.


Frank & Zed

Les fans de sang et de tripes vont en avoir pour leurs deniers avec cette production anglaise, Frank & Zed (Jesse Blanchard, 2020), délire gore et régressif qui hurle son amour pour le cinéma gothique et le Muppet Show. On vous parle de ce film délirant vu au Festival Grindhouse Paradise de Toulouse.

La marionnette difforme du film Frank & Zed, composée de chairs en sang, d'un oeil, et d'une chevelure anarchique.

Les deux plongeurs du film The Deep House, réalisé par Alexandre Bustillo et Julien Maury, atteignent une voiture immergée qu'ils inspectent avec des lampes-torche.

[Entretien] Alexandre Bustillo & Julien Maury, en profondeur

Les prolifiques Alexandre Bustillo et Julien Maury comptent parmi les piliers du genre « frontal » en France. L’an dernier, ils ont certainement signé leur meilleur film avec The Deep House, un concept fou d’urbex dans une maison hantée engloutie au fond d’un lac. Le scénario est dégraissé et rigoureux, la technicité et le découpage y sont irréprochables et le production design clairement magnifique. Les deux collaborateurs font preuve d’une indéniable générosité bis, avec un sens du suspense étouffant et une claustrophobie qui montent dans un crescendo incroyable – on n’avait pas été aussi oppressés dans le genre depuis The Descent (Neil Marshall, 2005). On a eu la chance de les croiser en clôture du Festival Grindhouse Paradise 2021 et de pouvoir discuter avec eux.