Festival de Cannes


Libre échange

Après l’excellent The Climb (2019) l’acteur et réalisateur Michael Angelo Covino revient aux affaires avec une comédie de mœurs – Splitsville renommé chez nous Libre Échange (2025) – qui fait vraiment pas genre et qui fut l’une de nos bonnes surprises cannoises où il était présenté hors compétition.

Michael Angelo Covino et Kyle Marvin se bagarrent en faisant une prise de soumission sur un tapis à moquette dans Libre Échange.

Eddington

Pour son quatrième long métrage, Ari Aster poursuit son chemin au large du cinéma horrifique qui l’a fait connaitre pour s’adonner à un autre genre : celui de la satire. Mais au-delà de la farce caustique sur l’Amérique blanche en crise, Eddington sonne souvent comme un aveu d’échec.


Dangerous Animals

Dans le troisième long-métrage du réalisateur australien Sean Byrne, un serial killer, fanatique de requins, attire ses victimes en pleine mer pour des plongées en cages avant de les zigouiller ! Les garçons sont tués sur le champ, mais, pour les jeunes femmes, le cauchemar ne fait que commencer… Avec un high concept aussi fort, on craignait que « Dangerous Animals » ne soit qu’une énième production prédigérée pour visionnage sans lendemain. Surprise, on se retrouve en fait avec un des meilleurs films de requins !

Un homme en maillot de bain est suspendu au-dessus d'une jetée et d'une flaque de sang dans la mer ; scène du film Dangerous Animals.

Cleo Diára et Sérgio Coragem à l'arrrière d'une voiture, en pleine discussion dans le film Le rire et le couteau.

Le rire et le couteau

Depuis « L’Usine de Rien » (2017) on attendait avec impatience le retour de Pedro Pinho, cinéaste portugais qui s’intéresse à la décolonisation et aux ravages du capitalisme. Avec son nouveau long-métrage de 3h30 qui alterne les genres, les thèmes et les ambiances différentes, il s’intéresse au destin de Sergio, un portugais, qui voyage en Afrique de l’Ouest. « Le rire et le couteau » est un film-fleuve, presque monde, qui nous embarque dans la douce épopée d’un homme qui cherche sa place.


The Phœnician Scheme

Contempler le gouffre. C’est le vertige poétique paradoxal auquel Wes Anderson nous expose dans The Phœnician Scheme. Et pour rester fidèle à cette vague impression qui nous reste après le film, il aurait fallu ne pas trop interpréter, mais l’érudition de Wes Anderson pousse au commentaire, à l’annotation, voire à la théorie, et on y cédera un peu ici.

Plan zénithale en contre-plongée sur une salle de bains dans laquelle Benicio del Toro se baigne ; issu du film The Phoenician Theme.

Une jeune femme a l'air épuisé marche dans le désert, derrière elle un homme semble la suivre ; plan issu du film Sirat de Oliver Laxe prix du jury au festival de Cannes 2025.

[Carnet de bord] Festival de Cannes 2025 • Bilan, Tops et Palmarès

Le festival de Cannes vient de s’achever sur un palmarès dont le casting était à peu près le bon, mais dans un ordre qui nous est apparu comme bien convenu. C’est particulièrement le cas pour cette édition dont on retiendra avant tout les gestes les plus aventureux, mais aussi certains plus discrets, passés trop inaperçus.