Kévin Robic


A propos de Kévin Robic

Kevin a décidé de ne plus se laver la main depuis qu’il lui a serré celle de son idole Martin Scorsese, un beau matin d’août 2010. Spectateur compulsif de nouveautés comme de vieux films, sa vie est rythmée autour de ces sessions de visionnage. Et de ses enfants, accessoirement. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/rNJuC


Audrey Rose

Dans le sillage de grands classiques de l’horreur des années 70 à base de possessions démoniaques, nombres de cinéastes ont tenté leur chance pour surfer sur la vague. Le grand Robert Wise s’y est aussi essayé avec Audrey Rose (1977), réédité aujourd’hui par Rimini Éditions, avec une certaine réussite artistique…

La petite Audrey Rose effrayée tente de s'échapper de sa chambre plongée dans une lumière rose, en criant et posant ses mains sur la vitre ; derrière elle ses parents s’apprêtent à l'en empêcher.

Les trois bikers en tenue fluo du film BMX Bandits posent fièrement, tout souriants, devant un port.

BMX Bandits

On a tendance à l’oublier, mais les excès des années 80 ne sont pas l’apanage des États-Unis. À l’autre bout du globe, en Australie, est apparu un genre à part entière : la Ozploitation qui verra sortir quelques petites perles comme celle qui nous intéresse aujourd’hui : BMX Bandits (Brian Trenchard-Smith, 1983), qui vient d’être réédité par Elephant Films dans un joli coffret Blu-ray.


Les Envahisseurs de la planète rouge

La science-fiction, vaste sujet. Au milieu des grands classiques du genre ressurgissent, à la faveur des rééditions vidéo, de petites productions méconnues. Aujourd’hui, c’est Sidonis qui nous a concocté une très belle édition d’un film un peu oublié : Les Envahisseurs de la planète rouge (William Cameron Menzies, 1953).

Plan rapproché-épaule sur un extraterrestre humanoïde à tête très gonflée ; dans son dos, il semble avoir des tentacules ; il pose devant un mur blanc éclairé d'une lumière verte dans le film Quatre militaires dans une grotte, entourent un petit garçon qui dirige un faisceau rouge vers une cible hors-champ ; scène du film Les Envahisseurs de la planète rouge.

Jean-Paul Rouve et Guillaume Goix en plein échange, assis sur un banc, devant une habitation jaune intense ; Rouve semble expliquer quelque chose avec intensité à Goix qui ne comprend pas tout ; scène de la série Polar Park.

Polar Park (Saison 1)

Le paysage des séries en France est largement dominé par Canal+ et ses créations originales qui reviennent au cœur des discussions des sérievores. Qu’à cela ne tienne ; débarquée de nulle part et sans prévenir, la série Polar Park (Gérald Hustache-Mathieu, 2023) représente une belle surprise et entend bien remettre la chaine Arte au centre du jeu et à sa place de sérieux challenger.


The Killer

Dire que chaque film de David Fincher fait évènement, c’est comme dire que les chatons sont mignons : l’évidence même. En neuf ans et depuis qu’il a signé un accord d’exclusivité chez Netflix, le monsieur n’aura sorti que deux films de son cerveau retors : « Mank » (2020) et « The Killer » (2023), qui nous intéresse aujourd’hui. Un film aussi logique que déroutant dans la filmographie de son auteur…

Michael Fassbender en position du lotus, vu de profil, sur un tapis de yoga, dans un appartement désaffecté ; plan issu du film The Killer.

Un homme descend un petit escalier, de nuit, sous une enseigne Café Bar dans le film noir La ville captive.

La Ville Captive

Au sein d’une filmographie ponctuée par tant de chefs-d’œuvre indémodables, Robert Wise aura disséminé quelques petites pépites moins connues mais tout aussi percutantes. C’est le cas du film qui nous intéresse aujourd’hui, La Ville captive, sorti en 1952, et qui s’inscrit dans un versent résolument réaliste de son œuvre… La sortie d’une belle édition concoctée par Rimini permet de (re)découvrir ce joli film noir.